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Kasaï central : le HCR au secours des victimes du conflit de Bakua Kenge
Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a identifié 13.000 personnes affectées par le récent conflit de Bakua Kenge, cité au centre de conflit entre les provinces du Kasaï et Kasaï central. D’après Ali Mahamat, chef de la sous délégation du HCR Kananga, son agence a enregistré des victimes de ce conflit en vue de bénéficier d’un Kit de ménage.
« Nous avons eu le rapport de notre partenaire sur les besoins urgents à satisfaire. Il y a des déplacés internes qui vivent dans des centres de santé, écoles et familles d’accueil, mais à cause d’une faible capacité des maisons d’accueil, les autres sont sans abris. Ils n’ont pas accès à l’eau, aux soins de santé, à des vivres … », a-t-il expliqué.
A cet effet, le HCR apporte son appui en abris. « Nous avons déployé depuis deux jours une quantité d’articles ménagers constitués des bâches, des couvertures, des moustiquaires et autres. Au moment où je vous parle, il y a nos équipes qui forment les distributeurs, et que d’ici vendredi, la distribution commence », a martelé Ali Mahamat, au cours d’un échange avec la presse à l’occasion de la Journée internationale de l’aide humanitaire.
Le HCR a promis également d’instaurer le dialogue pour ramener les deux communautés qui vivent désormais ensemble.
Rappelons que le conflit de Bakua Kenge a causé 11 morts, une trentaine de blessés et 341 maisons incendiées. Au moins 12 groupements sont sans abris.
Muabilayi/Congoprofond.net
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Lubumbashi face aux Kuluna : 153 jeunes délinquants et volontaires envoyés en formation au Service National
Lubumbashi, capitale cuprifère du Haut-Katanga, a vécu ces derniers mois une montée spectaculaire de l’insécurité urbaine. Des affrontements en plein jour entre jeunes délinquants appelés « Kuluna » sèment la terreur dans les rues, compromettant la quiétude des Lushois. Pour contrer ce phénomène, les autorités provinciales ont décidé de passer à l’action.
Ce lundi 15 décembre 2025, 153 jeunes, parmi lesquels 12 filles, ont été envoyés au centre de formation du Service National basé à Mamboa, dans le territoire de Kanyama-Kasese, via Mbuji-Mayi. Leur encadrement vise une réinsertion socio-professionnelle à travers l’apprentissage de divers métiers.
Cette opération a été personnellement supervisée par Martin Kazembe, gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, qui a adressé un message ferme mais bienveillant aux jeunes concernés : « Là où vous allez, personne ne va vous faire du mal. Au contraire, vous apprendrez un métier, vous deviendrez utiles à la société et reviendrez contribuer au développement de votre nation ».
Fait notable, le convoi comprenait également des volontaires, motivés par le désir de changer de vie. L’un d’eux, accompagné par sa mère, a témoigné : « Je suis volontaire. Je veux servir ma nation et devenir un homme utile. »
Cette approche vient balayer les accusations d’arrestations arbitraires souvent portées contre le Service National. L’institution, rattachée à la Présidence de la République, rappelle qu’elle ne procède à aucune arrestation, mais reçoit des jeunes triés et encadrés en collaboration avec la Police nationale, dans le strict respect des droits humains.
Le programme ne s’arrête pas là : un deuxième lot de 153 jeunes est annoncé dans les jours à venir.
Avec cette initiative, le gouvernement provincial envoie un signal fort : ni la répression aveugle, ni la résignation ne viendront à bout du phénomène Kuluna, mais une politique d’encadrement, de formation et de transformation sociale, visant à rendre ces jeunes acteurs du développement plutôt qu’agents du chaos.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
