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Kasaï central : Le HCR annonce la réinsertion des rapatriés du Grand Kasaï
Le chef de Bureau du Haut commissariat pour les réfugiés(HCR/ Grand Kasaï), Ali Mahamat annonce la réintégration des retournés d’Angola du Grand Kasaï. Il l’a dit, dans une interview accordée aux médias locaux, lors de l’ouverture de l’atelier sur la restructuration du cluster Protection.
Pendant un jour, en effet, les participants vont débattre sur l’amélioration du cluster Protection du HCR grand Kasaï. » Nous envisageons développer des programmes de réintégration de nos rapatriés. Vous savez que dans chacun de ces territoires, nous n’avons pas que les rapatriés. Nous avons des déplacés internes aussi bien que la population locale. Au sein de chaque catégorie, nous avons des personnes vulnérables qui ont besoin de l’assistance humanitaire. Donc nous allons développer les programmes d’intérêt commun dont les retombées vont bénéficier aussi bien aux rapatriés, aux déplacés internes et à la population « , a expliqué Ali Mahamat à la presse.
Au sujet du démarrage de cette action, le HCR attend la fin de la pandémie du coronavirus. « Nous étions sur le point de lancer le programme. Nous étions rattrapés par la Covid19, mais nous allons entrer en contact avec les concernés pour lancer dans 3 localités pour ce qui est du Kasaï central. Il s’agit de Kananga et ses environs: Dibaya, Dimbelenge et Luiza », a-t-il conclu.
Le HCR a enregistré dans le Grand Kasaï 1 millions 851 milles 395 personnes. Parmi lesquels 932 rapatriés volontaires, 19.291 rapatriés spontanés, 584.432 déplacés internes et 1.246.740 retournés qui regagnent leurs domiciles d’origine.
MUABILAYI/CONGO PROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
