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Kasaï central : le collectif des femmes exige des excuses publiques de Thambwe Mwamba !
Dans une déclaration faite à la presse ce samedi 02 mai 2020, le collectif des femmes du Kasaï central condamne avec la dernière énergie les propos tenus par le président du Sénat à l’endroit de sa collègue au cours d’une plénière.
D’après ce collectif, Thambwe Mwamba a humilié toutes les femmes de la RDC. « Nous confirmons notre soutien indéfectible à la sénatrice Bijou Goya, notre paire, dans toutes ses démarches tant judiciaires que politiques contre cet acte. Nous exigeons, par la même occasion, du président du Sénat des excuses publiques à la sénatrice ainsi qu’à toutes les femmes congolaises.
Nous éxigeons des poursuites judiciaires contre le président du sénat », peut-on lire dans ce document.
Le collectif des femmes du Kasaï central exige aussi la démission de Thambwe Mwamba parce qu’ ayant violé l’article 90 du règlement intérieur du sénat.
» L’article 90 du règlement intérieur du Sénat qui interdit des attaques personnelles ainsi que d’autres comportements qu’on pourrait qualifier de barbares et peu recommandables pour la scène publique.
Nous demandons a monsieur Thambwe Mwamba de démissionner de ses fonctions. Dans le cas contraire, il assumera la responsabilité des manifestations des Collectifs des femmes du pays entier ».
Les femmes du Kasaï central n’ont pas digérer les propos du président du sénat à l’endroit de la sénatrice Bijou Goya. Elles qualifient les propos de Thambwe Mwamba d’humiliants et discourtois et qui ne reflètent pas l’homme politique congolais.
MUABILAYI/CONGO PROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
