Politique
Kasaï-Central : Judith Suminwa entre prière, terrain et marathon politique ce dimanche à Kananga !
La Première ministre Judith Suminwa a entamé, ce dimanche, la deuxième journée de sa mission stratégique à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central. C’est autour de 9 heures qu’elle va fouler le sol de la Paroisse Universitaire Saint Marc pour assister à une messe solennelle. Un moment spirituel fort, marqué par la communion avec la population et une volonté affichée d’ancrer son action dans une dimension éthique et religieuse.
À 10h00, indique son programme, un entretien en privé avec l’archevêque de Kananga est précisé. Un échange pastoral et politique qui illustre l’importance du dialogue entre l’État et l’Église, en tant que partenaires dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale.
Inspection des sites stratégiques
Une série de visites de terrain est inscrite dans l’agenda de la Cheffe du gouvernement. Parmi les étapes majeures, il y a : la centrale photovoltaïque « MEGATRON », située dans la résidence officielle du chef de l’État, véritable symbole de la transition énergétique en cours ; l’Athénée Royal de Kananga, où les enjeux de l’éducation ont été mis en lumière ; la zone d’érosion de Musumbu, révélant l’urgence d’investir dans les infrastructures écologiques ; et enfin, les chutes Mbombo, au fort potentiel touristique et énergétique. Elle va également inspecter l’état de la route Kananga–Kalamba Mbuji, axe stratégique pour le désenclavement de la province.
Un marathon d’audiences au Gouvernorat
De 18h30 à 22h00, la cheffe du gouvernement va enchaîner les audiences au Gouvernorat. Pour optimiser son temps, les rencontres ont été regroupées par catégories : députés provinciaux et membres du gouvernement provincial, anciens députés nationaux, responsables d’agences d’exécution (ACGT, OVD, BCCO, FONER, REGIDESO, SNEL), représentants religieux (dont Mgr Chariton Ilunga Musungayi de l’Église Orthodoxe Grecque Romaine), membres de la société civile, opérateurs économiques, partis politiques, conseils provinciaux de la jeunesse et des femmes, épouses des militaires et policiers, ainsi que les comités d’étudiants.
Kananga au cœur de la stratégie de proximité
Cette visite de Judith Suminwa s’inscrit dans une stratégie de rapprochement avec les réalités des provinces. Elle reflète une volonté de faire du Kasaï Central un pôle d’équilibre national, à travers une gouvernance de terrain. Reste désormais à transformer les promesses en résultats concrets pour redonner espoir à une population longtemps marginalisée.
MK Félicien/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
