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Kabila, l’ombre de Kigali ? L’ACP Gentiny Ngobila tire à boulets rouges sur l’ancien président !
L’Alliance des Congolais Progressistes (ACP) est montée au créneau. Dans une mise au point au vitriol, rendue publique ce week-end, le parti de l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila a réagi avec fermeté à la récente prise de parole de Joseph Kabila Kabange, survenue dans la foulée de la levée de ses immunités parlementaires. Pour l’ACP, cette sortie du président honoraire ne relève ni plus ni moins que d’un « flop communicationnel » doublé d’une déclaration « de sympathie non dévoilée » à l’endroit des agresseurs de la République, l’AFC/M23 et leurs parrains rwandais.
Silences coupables et compassion sélective
Le reproche principal adressé à Joseph Kabila par l’ACP réside dans deux omissions jugées gravissimes : l’absence totale de condamnation explicite de l’agression rwandaise dans son discours de 42 minutes, et son ton accusateur envers Kinshasa, qu’il critique pour avoir coupé les circuits financiers dans les zones sous contrôle rebelle. Une posture que le parti interprète comme une volonté à peine voilée de légitimer la rébellion et d’affaiblir les efforts du gouvernement en place.
Félix Tshisekedi en réparateur de brèches
Dans son communiqué, l’ACP dresse un portrait élogieux de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, saluant son « refus des brassages et mixages », sa dénonciation ouverte du Rwanda et sa diplomatie active, qui auraient contribué à isoler progressivement Kigali sur la scène internationale. Le parti accuse à demi-mot Kabila de chercher à saboter cette dynamique en alimentant la confusion et en maquillant ses frustrations personnelles en posture d’opposant.
Le peuple d’abord ?
L’ACP se montre également critique envers les « douze points » évoqués par Kabila, qu’elle qualifie d’« insinuations puériles et dénuées d’objectivité ». Le moment choisi pour cette prise de parole est perçu comme suspect, alors que la RDC s’apprête à sceller des partenariats majeurs, notamment avec les États-Unis, censés ouvrir la voie à une transformation socio-économique durable.
Appel à la vigilance et au sursaut patriotique
Pour l’Alliance des Congolais Progressistes, la manœuvre de Kabila est une tentative de détourner l’opinion des « vrais enjeux » du moment. Le parti réaffirme son soutien total au président Tshisekedi, à son leadership dans la région des Grands Lacs, et à sa volonté de rompre avec les logiques de prédation du passé. L’ACP appelle les Congolais à la vigilance, à l’unité et à se ranger derrière le pouvoir légitime pour défendre la souveraineté nationale et bâtir une démocratie participative.
« Le progrès du Congo se fera par les Congolais et pour les Congolais », conclut le communiqué, signé par Pius Kandolo Mbinga, Secrétaire général adjoint en charge des questions politiques.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
