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Actualité

Kananga : les jeunes désœuvrés vivent de la fabrication de briques

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Des centaines des jeunes désœuvrés de Kananga dans la province de Kasaï central, en République Démocratique du Congo, s’adonnent à la fabrication de briques cuites dans la carrière de Nganza, commune du même nom. Filles et garçons qui exploitent cette carrière depuis de dizaines d’années.

Lors de notre passage dans la carrière Nganza, nous rencontrons Alphonse Bakajika, dans la vingtaine, marié et père d’un enfant. Ce jeune homme diplômé en section commerciale a fréquenté cette carrière pour fabriquer les briques cuites en vue de se prendre en charge et finir ses études. Bakajika compte 16 ans de carrière.

« J’ai amené avec moi plus de 10 jeunes dans cette carrière pour qu’ils se prennent en charge. Nous n’avons rien comme travail, nous ne voulons pas voler. L’homme ne mangera qu’à la sueur de son front, nous accomplissons cette écriture Biblique », relate-t-il.

Ce jeune salue les efforts de jeunes qui sont dans la briqueterie. « Pas, j’ai étudié grâce à cette profession, je me suis marié, j’ai payé une parcelle pour ma mère, c’est grâce à cette profession. Tous les jeunes qui sont avec moi ici se prennent en charge… Nous ne sommes pas fière de notre travail », explique Bakajika

l’État perçoit des taxes dans cette carrière, mais les utilisateurs appellent des autorités provinciales et nationales de venir en aide à ces jeunes avec des matériaux assez important. « Fabriquer les briques cuites, c’est un travail collectif, mais nous n’avons pas des matériaux appropriés », fait remarquer un autre jeune briquetier dans la carrière de Nganza.

Salopette aux pieds, Alphonse Bakajika se démène pour protéger les briques à la veille de la saison de pluie. « Vous pouvez payer certains enfants pour fabriquer des briques. S’il y’a pluies, c’est foutu. Vous perdez tout, mais il faut aussi avoir l’argent pour acheter les bois mort en vue de mettre feu sur ces briques, vous perdez tout. Ce n’est pas facile comme métier, souligne le jeune briquetier.

Muabilayi/Congoprofond.net

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko à Pékin : la justice congolaise s’arrime au réel et à l’excellence des standards internationaux

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Dès son premier échange au Parquet populaire suprême de Chine, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a posé un acte politique et doctrinal fort : celui d’un Garde des Sceaux pour qui la justice n’est ni une abstraction kinoise, ni un simple instrument régalien, mais la véritable colonne vertébrale d’un partenariat international apaisé.

Face au vice-procureur général Tong Jianming, le Ministre d’État congolais a démontré une vision percutante et décomplexée du rôle de son ministère. Là où d’autres se contenteraient de protocoles compassés, il a su imposer l’idée que la souveraineté judiciaire est le pré-requis indispensable à une relation économique durable en liant directement la lutte contre la corruption et la sécurisation des contentieux à la pérennité des investissements chinois.

Guillaume Ngefa redéfinit le partenariat institutionnel : il ne s’agit plus seulement de signer des contrats miniers, mais de construire un État de droit capable de garantir ces contrats dans la durée. C’est cette approche globale, où le droit devient le socle de la confiance mutuelle, qui marque un tournant stratégique dans la diplomatie bilatérale vieille de cinquante ans. Mais la force du propos du Ministre Ngefa réside surtout dans sa capacité à faire dialoguer l’ancrage territorial le plus concret avec l’ouverture la plus résolue sur le monde.

Son action à la tête de la Justice ne se lit pas uniquement dans les palais de marbre de Pékin ; elle se mesure d’abord dans les prétoires des chefs-lieux de province et dans la numérisation naissante des greffes de l’intérieur du pays. En venant chercher en Chine l’expertise sur la gestion massive des dossiers (830 000 avocats chinois sont un défi organisationnel autant qu’une source d’inspiration), il démontre une humilité intellectuelle précieuse : apprendre de ce qui marche ailleurs pour l’adapter au maillage complexe du territoire congolais.

La création récente du tribunal économique et financier ou l’examen des lois sur les conflits d’intérêts à Kinshasa prennent tout leur sens lorsqu’ils sont éclairés par l’expérience chinoise de digitalisation. Cette union entre la “main du terrain” et le “regard du large” est la marque d’un homme d’État pragmatique, qui sait que l’efficacité d’une réforme judiciaire se joue autant dans la célérité d’une procédure au fin fond de l’Équateur que dans la signature d’un traité d’extradition à l’autre bout du monde.

Enfin, cette visite à Pékin consacre une méthode de gouvernance aussi discrète que redoutablement efficace. Là où la coopération sino-congolaise fut longtemps perçue comme un simple corridor commercial, Guillaume Ngefa Atondoko y imprime la marque d’un partenariat institutionnel mature et équilibré. En discutant de “courtoisie judiciaire” avec les plus hautes instances du Parti et du Barreau chinois, il arrache le dialogue juridique à la seule gestion des cas consulaires pour l’élever au rang d’échange structurant entre nations souveraines.

L’éloge qu’il convient de lui adresser est celui de la cohérence : il ne prône pas l’ouverture pour l’ouverture, mais une internationalisation ciblée qui vient nourrir la machine judiciaire nationale et la rendre plus proche du citoyen. En quittant Pékin avec la promesse de traités d’extradition et un modèle de rapprochement des barreaux, le Garde des Sceaux rappelle avec force que la justice congolaise n’entend plus subir la mondialisation, mais bien la négocier et s’y outiller pour mieux rayonner depuis les provinces jusqu’à la scène internationale.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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