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Lubumbashi : un inspecteur harcelé pour avoir dénoncé une mafia chinoise en RDC
À travers un communiqué adressé à la presse ce jeudi 20 août, des proches de l’inspecteur Narcisse Phambu indiquent que ce dernier fait objet de chantages et menaces depuis mars 2020, date à laquelle il a mis la main sur le trafic de plus de 200 camions de marque Howo 12 roues, qui voulaient entrer frauduleusement sur le sol congolais. Certains d’entre eux ont été garés à 65 Km de Lubumbashi dans un site appelé « Mabende ».
Selon le communiqué, cette cargaison appartiendrait à une bande de Chinois, qui ont dû contacter plusieurs autorités locales et nationales pour plaider en leur faveur. Ils ont même tenté, à plusieurs reprises mais sans y parvenir, d’associer d’autres douaniers pour nuire audit l’inspecteur.
Notons que plusieurs biens ont été saisis par ledit inspecteur lors de sa mission de contrôle. Il y a, entre autres, un camion de marque Howo 12 roues de couleur rouge Immatriculé « 9401AE/19 » qui entre sous exonération avec une destination pour la province du MANIEMA, mais appréhendé à Lubumbashi avec un nom d’un particulier et des camions de marque Howo déclarés faussement en exonération de droit et taxe.
D’autres biens saisis, tels que des tissus imprimés masqués par des papiers hygiéniques ; des boissons de fraude qui gangrènent les activités de la Brasimba ; des produits alimentaires non déclarés à la douane (huile végétale, sucre), font de l’inspecteur Narcisse Phambu, un élément gênant contre la fraude, signale le communiqué.
Ces sujets chinois ont été entendus sur procès verbal, souligne-t-on.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
