Provinces
Kananga : Le Bourgmestre de la commune de Nganza décède dans un tragique accident de circulation
Un terrible accident de circulation a coûté la vie à trois personnes, dont Léon Tshimanga Bukasa, le bourgmestre de la commune de Nganza, ce jeudi 16 janvier 2025. L’incident a eu lieu à l’entrée d’un camp situé dans le quartier Plateau de Kananga, provoquant une profonde émotion au sein de la communauté locale et au-delà.
Selon des témoins et des sources locales, l’accident s’est produit en début d’après-midi, lorsque Monsieur Tshimanga, à moto, est entré en collision avec un autre deux-roues. Il revenait d’une messe commémorative en hommage aux héros nationaux, Laurent-Désiré Kabila et Patrice-Emery Lumumba, un événement majeur qui avait rassemblé de nombreuses personnes dans une atmosphère de recueillement.
Les circonstances exactes de la collision demeurent floues, mais des informations préliminaires suggèrent que l’autre moto circulait à grande vitesse en sens inverse, rendant toute tentative d’évitement impossible pour le bourgmestre. Le choc a été d’une grande violence, causant la mort immédiate de tous les occupants des deux motos.

Cette tragédie a profondément ébranlé la population de Kananga. Léon Tshimanga, en tant que bourgmestre, jouait un rôle clé dans la gestion locale et était particulièrement apprécié pour son engagement envers le développement de la commune de Nganza.
Les autorités locales ont rapidement réagi en apportant leur soutien aux proches des victimes. Famille, amis et voisins se sont réunis au domicile des défunts pour organiser des prières et rendre hommage à leur mémoire. La perte de Tshimanga, un homme très impliqué dans la vie publique et dévoué à la cause communautaire, laisse un vide immense dans la municipalité.
Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la collision. Des agents de la police locale se sont rendus sur les lieux pour recueillir des témoignages et analyser les éléments de l’accident.
Les autorités ont insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur ce drame et d’améliorer la sécurité routière dans la région.
Par ailleurs, les responsables municipaux ont appelé à une sensibilisation accrue des usagers de la route, insistant sur l’importance de respecter les règles de circulation, notamment dans les zones densément peuplées comme Kananga.
Mike Tyson Mukendi
Provinces
« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés
Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.
Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.
Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.
Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.
Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.
Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.
Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.
Junior kasamba/Congoprofond.net
