Infrastructures
Kananga en marche vers la modernité : début des travaux d’asphaltage sur l’avenue lulua
Une séquence historique s’est ouverte, ce jeudi 21 août, pour la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, avec le lancement officiel des opérations de pose de la couche de base sur l’avenue Lulua, l’une des principales artères de la métropole. Dès ce vendredi 22 août, l’entreprise Safrimex a procédé à l’étape technique d’imprégnation de la chaussée, marquant ainsi le début effectif et très attendu du processus d’asphaltage de cet axe stratégique.
Ces interventions techniques s’inscrivent dans le cadre du projet de modernisation, de réhabilitation et de renforcement des infrastructures routières urbaines de la ville de Kananga, initié par les autorités provinciales en partenariat avec des bailleurs de fonds. L’objectif déclaré est de transformer durablement le paysage urbain et de répondre aux défis criants de mobilité qui entravent depuis des décennies le développement économique et le quotidien des habitants.
Le tronçon actuellement en travaux, considéré comme prioritaire en raison de son importance dans le maillage urbain, couvre la section s’étendant de Docteur Étienne Tshisekedi (anciennement appelé avenue Macar) jusqu’à l’entrée principale du marché central, situé dans la commune de Katoka. Ce choix stratégique vise à cibler en premier lieu un point de congestion notoire, générateur d’embouteillages chroniques, afin d’avoir un impact immédiat et visible sur la fluidité du trafic.
Les retombées escomptées de cette première phase sont multiples et significatives. Sur le plan technique, la réhabilitation complète de la chaussée, de sa fondation à son revêtement final, permettra une amélioration drastique des conditions de circulation pour les usagers de la route (automobilistes, transporteurs, deux-roues).
Outre cela, il permettra également une réduction substantielle des temps de parcours et de la consommation de carburant, impactant positivement le pouvoir d’achat et l’activité économique.
Par ailleurs, la sécurisation de cet axe pour les piétons et les riverains, avec une diminution prévisible des accidents et des dégâts matériels sur les véhicules causés par les nids-de-poule. Et enfin, un meilleur accès aux centres névralgiques de la ville, notamment le marché central, poumon économique de la région, facilitant ainsi l’acheminement des marchandises et l’écoulement de la production locale.
Sur le plan socio-économique, ce projet est perçu comme un catalyseur de développement. Une infrastructure routière de qualité est un prérequis indispensable pour attirer les investissements, dynamiser les échanges commerciaux et améliorer l’accès aux services essentiels (santé, éducation).
La population kanangaise, témoin des avancées concrètes sur le terrain, a accueilli ces travaux avec un optimisme palpable et un profond sentiment de satisfaction. Après avoir enduré pendant de longues années une dégradation avancée et continue de leur réseau viaire, les habitants y voient la concrétisation d’une promesse et le signe tangible d’une volonté politique tournée vers l’amélioration des conditions de vie.
Plusieurs personnes interrogées sur place ont exprimé leur gratitude envers l’autorité provinciale et l’ensemble des partenaires techniques et financiers impliqués dans la réalisation de ce projet structurant. « C’est un jour que nous attendions depuis très longtemps. Voir enfin cette avenue être asphaltée redonne foi en l’avenir de notre ville », a confié à CongoProfond.net un commerçant installé aux abords du marché central.
Pour les observateurs, ces travaux, au-delà de leur aspect technique, revêtent une forte symbolique. Ils incarnent une nouvelle dynamique et une volonté affirmée de redynamisation des infrastructures de base, longtemps négligées, qui sont le socle indispensable pour toute politique de développement socio-économique ambitieuse pour la province du Kasaï-Central.
La poursuite et la pérennisation de tels investissements dans les infrastructures seront déterminantes pour consolider cette dynamique positive et étendre ses bénéfices à l’ensemble des communes de la ville de Kananga et, à terme, aux autres territoires de la province.
Félicien MK | CONGOPROFOND.NET
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
