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Justice

Carence extrême des juges aux différents Tribunaux de Paix de la RDC : Cas de la province de Tanganyika à Kalemie

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À Kalemie, les avocats alertent le Conseil Supérieur de la Magistrature au travers d’une vidéo devenue virale sur la toile sur la carence des juges au tribunal de paix . les prévenus croupissent en prison sans passer dans la chambre de Conseil pour régulariser leur détention, suite à cet absence décrié.

C’est un cas de déni de justice grave de voir un citoyen congolais saisir une instance judiciaire où il n’existe pas des juges et se voir ensuite abonné à son triste sort par l’État sensé lui garantir au moins une sécurité judiciaire.

Dans pareille situation ,les victimes des infractions relevant de la compétence du tribunal de paix se trouvent très déçues de voir chaque fois leurs bourreaux à l’aise et sans être condamnés de leurs forfaits. C’est l’État qui en est le premier responsable

Rappelons cependant, que cela fait plus de deux ans que le Conseil Supérieur de la Magistrature avait procédé au recrutement de 5000 nouveaux magistrats dont l’impact ne se fait pas sentir sur le terrain. Car rien ne change dans la situation de traitement des dossiers judiciaires, le cas de Kalemie en est un exemple .

Il sied de noter que le premier protecteur des droits des citoyens ,c’est l’État. Et l’État Congolais à travers le Conseil Supérieur de la Magistrature devrait tout faire pour permettre à tous les tribunaux de fonctionner normalement dans l’intérêt du peuple.

Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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