Justice
Carence extrême des juges aux différents Tribunaux de Paix de la RDC : Cas de la province de Tanganyika à Kalemie
À Kalemie, les avocats alertent le Conseil Supérieur de la Magistrature au travers d’une vidéo devenue virale sur la toile sur la carence des juges au tribunal de paix . les prévenus croupissent en prison sans passer dans la chambre de Conseil pour régulariser leur détention, suite à cet absence décrié.
C’est un cas de déni de justice grave de voir un citoyen congolais saisir une instance judiciaire où il n’existe pas des juges et se voir ensuite abonné à son triste sort par l’État sensé lui garantir au moins une sécurité judiciaire.
Dans pareille situation ,les victimes des infractions relevant de la compétence du tribunal de paix se trouvent très déçues de voir chaque fois leurs bourreaux à l’aise et sans être condamnés de leurs forfaits. C’est l’État qui en est le premier responsable
Rappelons cependant, que cela fait plus de deux ans que le Conseil Supérieur de la Magistrature avait procédé au recrutement de 5000 nouveaux magistrats dont l’impact ne se fait pas sentir sur le terrain. Car rien ne change dans la situation de traitement des dossiers judiciaires, le cas de Kalemie en est un exemple .
Il sied de noter que le premier protecteur des droits des citoyens ,c’est l’État. Et l’État Congolais à travers le Conseil Supérieur de la Magistrature devrait tout faire pour permettre à tous les tribunaux de fonctionner normalement dans l’intérêt du peuple.
Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET
Justice
Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après
« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.
Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».
La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.
La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.
Dalmond Ndungo
