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Justice : des ONGDH dénoncent la politique de « deux poids, deux mesures » en RDC

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Au cours d’un point de presse tenu le mercredi 3 novembre 2021 à Kinshasa, la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) et d’autres organisations non gouvernementales de droits de l’homme (ONGDH) ont établi un bilan amère sur la question de l’État de droit, ainsi que sur la justice équitable en République démocratique du Congo (RDC).

Selon un bilan de monitoring faite par lesdites ONGDH au cours de ces derniers mois, un bon nombre de cas flagrants des violations des droits de l’homme ont été répertoriés, parmis lesquels figurent une instrumentalisation de l’Inspection générale des finances (IGF), des arrestations et condamnations sur base des couleurs politiques.

Pour Emmanuel Cole, président de la Fondation Bill Clinton pour la paix, l’on assiste à une politique de deux poids deux mesures au sein la justice congolaise. « Nous sommes là pour dénoncer cette justice déguisée en règlement de comptes, il vous faudra faire un tour dans la prison centrale de Makala pour remarquer qu’aucune personne issue de l’Union sacré ne se trouve dans cette prison actuellement, par contre, nous y retrouvons, à titre illustratif, l’ancien ministre provincial de Finances de Kinshasa, Guy Matondo, condamné à 7 ans de prison, ainsi que Matondo Mbungu Théophile, ancien directeur a.i du Bureau central de coordination (BCECO) », a-t-il décrié.

Selon cet activiste des droits de l’homme, l’ancien directeur ai de la BCECO, condamné à 10 ans de prison fermes par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, n’avait sur lui qu’un dossier élaboré par l’IGF comportant des violations flagrantes des droits de l’homme. « Même les deux experts de la Société nationale d’électricité (SNEL) -qui ont fait la contre-expertise ensemble avec un inspecteur de l’IGF- ont refusé catégoriquement de se présenter à l’invitation de la Cour », a tenu à souligner Emmanuel Cole.

Le collectif des ONGDH appelle de tous ses vœux les instances politiques et judiciaires de la RDC à redorer l’image ternie de la justice congolaise, tout en évitant qu’un pouvoir puisse exercer une pression sur autre pouvoir, afin de permettre à l’Etat d’accroître son crédit vis-à-vis des partenaires par la protection et la défense suffisantes des droits et libertés individuelles.

Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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