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Journée de l’hygiène menstruelle: le calvaire des prisonnières en RDC ( par Me Charlène Yangazo, coordinatrice de « Outre Neuve Asbl »)
Le 28 mai de chaque année, le monde célèbre l’hygiène menstruelle. L’objectif est de briser les tabous et de sensibiliser sur l’importance d’une bonne hygiène menstruelle chez les femmes et surtout chez les jeunes filles.
« Outre Neuve Asbl », une ONG de promotion et défense des droits des femmes prisonnières, s’intéresse, en ce jour, aux conditions d’hygiène menstruelle de celles-ci car elle estime que c’est une question des droits humains et que sa mauvaise gestion a un impact négatif sur les droits des femmes prisonnières.
La RDC, bien qu’ayant ratifié les instruments juridiques instruments relatifs aux droits des femmes, accorde un soutien insignifiant à la gestion de l’hygiène menstruelle des femmes prisonnières.
« Outre Neuve Asbl » a fait un constat amère sur l’état des infrastructures sanitaires des prisons congolaises et autres lieux de détention. Les installations sanitaires dans les amigos font défaut ce qui oblige les femmes détenues à uriner et à defaquer dans des sachets( phénomène sachetisation) ou des tonneaux installés pour le besoin de la cause dans un coin de la cellule où elles sont détenues. Ces femmes qui vivent leur menstruation sont stigmatisées et rejetées car ne bénéficiant d’aucun soin particulier du fait du défaut ou de la déficience des produits d’hygiène menstruelle.
Le non accès à des installations et infrastructures d’assainissement qui leur permettent de se débarrasser des produits d’hygiène menstruelle.
A ceci s’ajoute le coût élevé des protections hygiéniques. Ces femmes démunies, ne peuvent s’acheter des protections hygiéniques, devenues trop luxueuses pour elles. L’Etat congolais, garant naturel de ces femmes, devrait les leur procurer, car une mauvaise hygiène les expose à divers risques.
Célébrons ensemble avec les femmes prisonnières !
Me Charlène Yangazo, coordinatrice « Outre Neuve Asbl »
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
