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Jolino Makelele assure: « J’ai écouté et peut être que j’interviendrai un peu plus »
Accusé de communiquer au minima, le porte-parole du gouvernement Jolino Makelele a assure ce mardi 11 février, auprès de nos confrères de Top Congo , « j’ai écouté et peut être que j’interviendrai un peu plus ».
Invité du Magazine LE DÉBAT, Jolino Makelele soutien que contrairement à Lambert Mende, l’ancien porte-parole du régime Kabila, lui ne rapporte que ce que le gouvernement fait dans le cadre d’un compte rendu officiel.
« Je suis porte-parole d’un gouvernement de Coalition. Le président de la République a son porte-parole. Je ne rapporte que ce que le gouvernement fait dans le cadre d’un compte rendu officiel » et ce, contrairement à Lambert Mende, son prédécesseur, répond le porte-parole du gouvernement.
S’estimant s’être exprimé « sur tous les grands sujets d’intérêt national », Jolino reconnait tout de même que « les gens veulent que je prenne certaines libertés ».
« Il est difficile que les gens perçoivent cette réalité, » a-t-il rappelé.
Notons qu’il s’agit de la première sortie, dans les médias, du ministre d’État en charge de la communication et des Médias, en dehors des comptes-rendus du conseil des ministres.
Jolino Makelele a révélé au cours de cette sortie qu’il était sur le point de s’exprimer sur tous les sujets dont la dissolution de l’Assemblée nationale, la balkanisation et tout le reste, mais c’est par pudeur qu’il ne l’a pas fait pour éviter des polémiques.
Jolino Makelele met au compte de l’incompréhension les atermoiements au sein du gouvernement étant donné qu’il s’agit d’un gouvernement de Coalition.
« On ne peut parler de n’importe quelle manière. Entre-temps, je ne dors pas. Je travaille, » a-t-il indiqué.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
