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JIF 2021: FODEM à la recherche des doléances des femmes rurales du Kasaï central profond
Les membres de la FODEM viennent d’effectuer un périple dans différents villages et groupements voisinant la ville de Kananga et le territoire de Kazumba pour discuter et parler développement durable avec leurs populations, principalement les femmes, dans le cadre du mois de mars communément consacré à la femme.
Démarche initiée par Elysabeth Mbombo Mutshipayi, la députée élue de KAZUMBA a tenu à respecter sa coutume de partager ses biens avec les femmes démunies. Ainsi, elle a apporté des pièces de pagne, des kits covid-19 constitué des lave-mains, des masques et des gels désinfectant.
Ce geste posé au lendemain du 8 mars, la journée internationale des droits de la femme, n’est pas passé sans admiration dans le chef des bénéficiaires. Celles-ci ont remercié de vive voix la bienfaitrice du jour d’avoir pensé à elles. » Nous remercions beaucoup Elysabeth Mbombo Mutshipayi pour ce geste d’amour et de compassion. Certaines personnes utilisent leur argent pour fêter avec leurs enfants et faire des voyages à l’étranger, mais elle pense à la femme rurale. Ce geste nous réconforte et nous prouve qu’il y a encore dans ce monde les gens qui dorment et se réveillent avec nous au coeur », a déclaré en langue tshiluba une des bénéficiaires au village Kongolo Moshi.
Plusieurs villages ont été ciblés et dans tous ces coins de la province du Kasaï central, la délégation de la FODEM a remis le lot de pagne aux femmes, des lave-mains aux écoles, et des masques aux chefs des villages ou des regroupements trouvéd sur place afin qu’une distribution équitable soit faite en toute transparence.
De Kongolo Moshi, le périple s’est poursuivi de village en village et de groupement en groupement, notamment, à Bena Muanji, Bena Tshitende, Bena Kayembe et Ngoya, Matamba, Bena Tshisungu, Bena Kabu, Bena Tshipamba, village Nfukumba, et Lusala.
Des comités FODEM ont été constitués dans chaque groupement et village afin de pérenniser les actions de la Fondation auprès des populations vulnérables qui sont même la cible des actions de la FODEM aux termes de ses statuts.
Elysabeth Mbombo Mutshipayi, sa fondatrice, veut voir les femmes prendre en main le développement de leurs contrées respectives et booster les activités champêtres pour vaincre la famine et la disette devenues récurentes dans plusieurs coins de la province.
FODEM promet d’aller encore plus loin avec ses actions pour toucher toutes les populations démunies et délaissées pour compte.
Jeff Mbuyi/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
