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Choix des hôpitaux pour les soins médicaux des sénateurs : le bureau parle d’une décision provisoire
Réagissant à la tôlée suscitée par le choix des hôpitaux « Médecins de nuit » et « Clinique des anges » pour assurer les soins médicaux des sénateurs et du personnel administratif de la chambre haute, le bureau du sénat a tenu à préciser à l’endroit des Sénateurs qu’il s’agit d’une décision provisoire.
Selon une mise au point du Sénat faite par la Questeure Adjointe, Ia Sénatrice Ida Kidima Nzumba, cette décision tient compte des plusieurs facteurs.
Il s’agit de la situation actuelle de la trésorerie du Sénat dont la caisse est quasi vide.
Il y a aussi le problème des créances du Sénat à l’endroit des Centres Hospitaliers notamment l’hôpital du Cinquantenaire, la Clinique Ngaliema, le Centre médical de Kinshasa et les Cliniques universitaires de Kinshasa dont le montant s’élève a près de 800.000 USD. La questeure a rappelé qu’une réunion a été tenue le 10 mars 2021 concernant lesdites créances pour envisager de les liquider avant que ceux-ci n’acceptent de reprendre la prise en charge médicale du Sénat, à ce jour suspendue.
« Un plan dit « échéancier raisonnable » de paiement de créance est encours d’élaboration entre les experts du Cabinet de la Questure et ceux des Centres Hospitaliers concernés. Cet échéancier sera présenté aux Honorables membres du Bureau autour du 16 mars 2021 après la réconciliation des comptes telle que retenue en date du 10/03/2021, » a indiqué Ida Kidima Nzumba.
Elle note par ailleurs que cette décision a aussi été prise suite aux urgences des requêtes de prise en charge déposées auprès du nouveau Bureau.
Ida Kidima Nzumba révèle enfin que cette decision est intervenue suite aux résultats des contacts, pour la plupart bilatérals, initiés par le Bureau pour voir quel centre hospitalier de renom pouvait provisoirement recevoir les Honorables Sénateurs, personnel politique des cabinets, personnel administratif du Sénat et membres de famille à charge sans exiger un quelconque paiement par anticipation ou en règlement de conflit, avec facture payable dans les 30 jours qui suivent le dépôt de celle-ci au Sénat.
« Notons en résumé que la décision prise est provisoire et répond à l’urgence et à la nécessité en attendant qu’une Offre de services soit ouverte à différents Centres Hospitaliers pour faire des soumissions régulières mais cela, seulement après avoir mis en place un échéancier de paiement des créances existantes qui soit supportable par le Sénat, » a-t-elle poursuivi.
Et de conclure:
« Une Communication sera faite par l’Honorable Président à ce sujet pour mieux éclairer les Honorables Sénateurs. »
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
