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J.M.Kabund (vice-président Assemblée nationale) : « Je n’y serai pas et ce congrès n’aura pas lieu ! »

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«C’était une discussion interne qui n’avait pas encore trouvé de fin heureuse ; malheureusement elle s’étale en public ». Tels sont les mots de Jean-Marc Kabund, 1er vice-president de l’Assemblée nationale, répondant aux propos du président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba. C’était au cours d’une interview accordée, ce dimanche 12 avril, à la radio Top Congo.

Le président ad intérim de l’UDPS, Kabund, s’est insurgé contre les dires du président du Sénat, membre du FCC, Alexis Thambwe, qui accuse le président de la République d’avoir violé la constitution.

Pour Kabund, l’article 85 de la constitution doit primer sur l’article 119 car, bien entendu, les deux présidents de deux chambres et le premier ministre étaient informés sur l’état d’urgence devant être proclamé par le Chef de l’Etat.

Pour Kabund, ce qui se fait en ce moment est une forme de pression contre le Chef de l’Etat. « A mon humble avis, le congrès ne devrait pas se tenir, car pour moi, il ne devrait que se tenir sur demande du président de la République selon l’article 36 du règlement d’ordre intérieur. Non seulement que je n’y serai pas, mais je ne crois pas que ce congrès aura lieu », a poursuivi le président a.i. de l’UDPS, membre du CACH.

Kabund se dit être peiné d’entendre le « doyen » Thambwe Mwamba, qu’il respecte beaucoup, ne pas avoir des égards vis-à-vis du Chef de l’Etat.  » Cette attitude est une hérésie constitutionnelle », a-t-il martelé.

Il rajoute par ailleurs que pour réunir le congrès, il faudrait une somme de 7 millions et en ce moment, le pays ne peut pas gaspiller cet argent qui peut servir le pays dans la lutte contre le Covid-19.

« Il ne faut pas poser des actes qui ont tendance à offenser le Président de la République. En ce moment-ci, convoquer le congrès pour régulariser l’état d’urgence est une violation de la constitution», a dit Kabund a Kabund.

Notons que les travaux de désinfection du parlement a débuté ce dimanche 12 avril dans le but de prévenir les parlementaires, qui doivent se réunir de manière imminente au congrès, contre le covid-19.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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