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Ituri : Restés en brousse, les miliciens CODECO font une attaque contre les FARDC
Le gouverneur de la province de l’Ituri, Jean Bamanisa, condamne avec dernière énergie ce qui l’appelle » violation grave » des actes perpétrés par les miliciens CODECO, basés à Ezekere à une quinzaine des kilomètres de la ville de Bunia. Le premier citoyen de la vie a fait savoir sa désolation lors d’une conférence de presse tenue dans la salle d’audience du gouvernorat de la province, pour faire la restitution de sa mission pendant près de deux mois à Kinshasa dans le cadre de DDR Communautaire. Il a donc saisi l’occasion pour dénoncer les multiples exactions commises par ce groupe mystico-réligieux jusqu’à transgresser la quiétude de la population en ville de Bunia. Pour Jean Bamanisa, ces actes ne resterons pas impunis.
« Les CODECO ne sont pas plus fort que les 8 Millions d’habitants de Bunia ». A-t-il conclu.
Rappelons-le que, les miliciens CODECO basés à Bedu Ezekere avaient fait leur entrée en ville de Bunia dans la matinée du vendredi 04 septembre dernier, plongeant la population dans une peur profonde. Ils disaient venir réclamer la libération de leurs membres détenus en prison centrale de Bunia et leur prise en charge.
Verite Johnson/CongoProfond.net
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
