Sécurité
Ituri : rédition de 9 ADF avec 9 armes en 2 semaines dans la région de Boga
9 rebelles ADF MTM se sont rendus aux FARDC à l’espace de deux semaines dans la région de Boga, en territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
Le cas le plus récent est celui de la rédition de 4 rebelles ADF et 4 armes à Mala, une localité du groupement Buleyi dans la chefferie des Bahema Boga, ce samedi 09 octobre 2021.
L’armée qui rapporte la nouvelle à congoprofond.net justifie ces réditions par les pressions militaires sur ces étrangers qui décident tout simplement de déposer et de se rendre à l’armée régulière dans cette partie du territoire d’Irumu.
« Suite aux opérations militaires brutales, rapides et sans break que nous menons en profondeur, 4 ADF avec 4 armes se sont rendus aux FARDC », laisse entendre Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri.
A l’en croire, ceci porte à 9 le nombre des rebelles ADF qui se sont rendus aux FARDC avec 9 armes dans la région de Boga en territoire d’Irumu.
Entre-temps, les hommes armés identifiés comme ces mêmes rebelles ADF intensifient des attaques le long de la nationale numéro 4 sur le tronçon Komanda-Luna où 4 véhicules ont été incendiés dans une embuscade sur un convoi sécurisé survenu le soir du samedi 09 octobre 2021.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
