Provinces
Ituri : embuscade meurtrière de la CODECO sur la RN27 à Djugu, 16 personnes prises en otage
La terreur a de nouveau frappé le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Le samedi après-midi, des miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) ont tendu une embuscade sur la route nationale n°27, entraînant l’enlèvement d’au moins 16 civils. Un nouvel épisode dramatique qui illustre la persistance de l’insécurité dans cette entité longtemps meurtrie.
L’attaque s’est produite au niveau du village de Pitso, alors qu’un convoi de véhicules, dont un taxi revenant de Bule et se dirigeant vers Bunia, circulait sur l’axe. Selon les témoins, les miliciens lourdement armés ont surgi de la brousse, tiré en l’air, puis contraint les passagers à descendre. Ces derniers auraient subi des traitements inhumains : coups, menaces et pillages systématiques des vivres (maïs, haricots, pommes de terre). Les otages ont ensuite été conduits vers une destination inconnue.
Parmi les victimes figurent des femmes et des enfants, ce qui a suscité une vive émotion au sein de la population. Trois enfants, âgés de 4 à 12 ans, ont néanmoins été libérés grâce à l’intervention rapide du chef de groupement de Pitso, comme l’a confirmé Justin Gudza, chef du secteur de Djatsi.
Cette attaque intervient alors que la RN27, axe économique vital reliant Bunia à Mahagi et Aru, connaissait une relative accalmie ces derniers jours. Mais les groupes armés, en particulier la CODECO, continuent d’y semer la désolation, rendant ce trajet périlleux pour les commerçants et les voyageurs.
Face à ce drame, les autorités locales appellent à une intervention urgente des FARDC, dénonçant l’inefficacité des dispositifs actuels. La société civile réclame quant à elle une sécurisation rapide de cette route stratégique, indispensable à la reprise économique et au retour à la normale dans la région.
Alors que la province de l’Ituri reste placée sous état de siège, les populations s’interrogent : « Jusqu’à quand l’impunité va-t-elle prévaloir ? »
Blaise ABITA ETAMBE / Congo Profond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
