Sécurité
Ituri : 5 civiles tués dans une nouvelle embuscade des ADF MTM sur la RN4 à Mafifi
D’après la Convention pour le respect des droits humains, CRDH d’Irumu qui a livré l’information à la rédaction de Congoprofond.net, les rebelles ougandais ADF MTM, ont tendu une embuscade aux usagers de la RN4, le mardi 17 décembre 2024, précisément à Mafifi au PK 18 de Komanda en territoire d’Irumu dans la province de l’Ituri en RDC.
Bilan, 5 civils tués parmis lesquels, un bébé d’environ deux ans. Selon la source sur place, trois corps ont été ramenés à Komanda et deux autres sont restés sur le lieu du drame.
Alors que les civils revenaient de Komanda, lieu de la distribution de cash de PAM exécuté par l’ONG AJEDEC pour le village Manzobe.
Arrivés à Mafifi dans le groupement de Bandavilemba en chefferie de walese vonkutu, les djihadistes ADF ont surpris les paisibles citoyens par tirs à bout portant.
Le coordonnateur de la CRDH d’Irumu, Christophe MUNYANDERU, a appelé la population à la vigilance, car l’ennemi sillonne dans cette région. La même alerte est lancée aux forces conjointes FARDC-UPDF, d’activer des opérations sérieuses de traque des rebelles ougandais ADF, car aucun effet positif n’est palpable ce dernier temps pourtant, les civils sont tués tous les jours par ces Hors-la-loi.
Signalons que les opérations conjointes FARDC-UPDF ont été lancées dans cette partie du territoire national dans le but de traquer et neutraliser les ADF MTM, afin d’amener la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Gerlance Sengi
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
