Sécurité
Tanganyika : 145 habitations incendiées par la milice locale dans le territoire de Nyunzu
L’irruption des adeptes de la milice Twa dans la localité de Ngombe-Lubamba, située à environ 95 km du centre du territoire de Nyunzu, dans la province du Tanganyika, a laissé plus de 145 ménages sans abri suite à l’incendie déclaré en ce lieu par cette milice, venue pour venger l’un d’entre eux qui aurait été tué depuis samedi dernier.
Selon Sabin Ngongo, administrateur du territoire adjoint chargé des questions politiques et administratives, une accalmie précaire est observée dans cette localité. La population ayant autrefois quitté cette contrée craignant les représailles de ces miliciens qui s’affrontent, peine à retourner dans ses résidences, car ses maisons sont consumées par le feu.
Au niveau de l’administration territoriale, une solution n’est pas à espérer pour ces familles qui passent leurs nuits à la belle étoile et restent en plein air pendant la longueur de la journée. Sabin Ngongo appelle à la rescousse prompte de la part des autorités compétentes pour résoudre cette question qui laisse une centaine de citoyens congolais dans une profonde désolation. Il sollicite aussi l’aide des agences humanitaires des Nations unies pour doter ces personnes de maisons en bâches.
Patient MBY
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
