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Ituri : 4 prévenus s’évadent d’un cachot de police à Lolwa

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Quatre détenus dont le chef de poste de l’Agence nationale des renseignements (ANR) de Lolwa, se sont évadés, dans la nuit du mardi à mercredi 6 janvier 2021, du cachot de la Police nationale congolaise (Pnc) de Lolwa dans le territoire de Mambasa. A en croire le président de conseil local de la jeunesse, ces détenus ont cassé la fenêtre de cette maison carcérale avant de s’envoler dans la nature.

La même source a précisé que le policier commis à la garde a été mis en détention, celui-ci serait ivre pendant l’évasion. « Il était complètement ivre, le policier commis à la garde, il est aux arrêts pour l’instant », a laissé entendre le président du conseil local de la jeunesse.

Pointé du doigt pour des tracasseries répétées sur les civils, le chef de poste de l’ANR est accusé d’avoir manigancé cette évasion.

Le mardi 5 janvier, sept détenus, dont l’un poursuivi pour dissipation des munitions de guerre, s’étaient évadés, le mardi, du cachot de la PNC à Komanda, après avoir percé le mur postérieur de cette maison pénitencière. L’évasion de Lulwa a donc eu lieu quelques heures plus tard après celle de Komanda.

 

Vérité Johnson/Congoprofond.net

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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