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Insalubrité en Afrique, une affaire de tous: cas de la ville de Kinshasa ( Une analyse de Christiane Tshiela Kupa, juriste et écrivaine)
Le changement d’habitude est le socle de lutte contre l’insalubrité. Toute personne a besoin du bien-être dans son corps tout comme dans son environnement dans lequel elle vit. Mais, lorsque nous posons un regard sur les différents coins de notre environnement, nous constatons avec amertume et tristesse, la situation généralisée de la saleté. Bien plus, on a l’impression que cette situation fait partie des habitudes de la population ; beaucoup de personnes semblent avoir oublié qu’une meilleure santé est tributaire d’un environnement sain.

Devant cette situation tragique et douloureuse, on peut se demander quelles en sont les causes et, par la suite, quelles sont les conséquences qui en découlent et, enfin, quelles pourraient être les pistes de solutions pour remédier à cette triste réalité.
Lorsque nous marchons à travers nos rues, nos quartiers, nos communes, nos carrefours, nos établissements de travail, nos églises, nos établissements d’apprentissage (écoles, instituts supérieurs ainsi qu’universitaires), nous constatons, avec beaucoup d’amertume et larmes, que plusieurs de ces lieux, brillent par leur insalubrité. Ce qui est le plus étonnant et qui nous laisse perplexe, c’est de voir que, parmi ces différents lieux mentionnés, il y a des endroits qui regorgent beaucoup des jeunes l’avenir de notre société et des intellectuels supposés diriger notre société. Ce constat suscite en nous beaucoup de questions. À titre démonstratif : Pourquoi cet état des choses ? A qui la responsabilité ? Qu’est-ce qui se passe dans la tête de ces élites ?

L’analyse méticuleuse de cette déchéance nous met en présence de plusieurs causes : un problème de responsabilité au niveau de l’Etat et de Chaque citoyen.
En effet, qui sont ceux qui salissent, polluent notre environnement ? N’est-ce pas nous même par notre propre irresponsabilité ? Ou comment comprendre qu’une personne responsable puisse laisser trainer sur la chaussée une bouteille après l’avoir vidée de la boisson sucrée qu’elle contenait.
Cependant ladite situation de crasse que nous vivons et la tache de chacun de nous dès que nous polluons notre environnement. Nous devrons prendre conscience que nous ne sommes pas charitable envers notre communauté. Partout en Afrique, l’Etat essaie de faire de la salubrité une cause nationale car, on constate avec regret que le manque de civisme et d’hygiène sont les véritables fléaux qui sont à la base de l’insalubrité de nos villes et de nos villages. Mais une des conséquences la plus dangereuse est le fait d’exposer gravement et grandement notre santé. Aujourd’hui, on parle du paludisme, et nul n’ignore que l’agent vecteur de cette maladie, l’anophèle femelle, se développe et se produit dans les eaux sales et stagnantes. On comprend donc l’assainissement de notre environnement contribuerait beaucoup à lutter contre ces maladies qui mettent en péril notre santé.
Par ricochet, le Rwanda, qui est cité depuis plusieurs années comme modèle dans le domaine de la salubrité en Afrique, y est parvenu en appliquant ces simples principes de respect d’hygiène et de civisme. Garder notre environnement propre est l’affaire de tous. Car c’est à ce prix que nous pourrons éviter un certain nombre de maladies qui se transmettent par la saleté.
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
