Sécurité
Ituri : 3 civils tués et plusieurs biens incendiés dans une nouvelle attaque des ADF à Boga
Une nouvelle incursion des rebelles ADF/MTM/ISCAP a endeuillé la chefferie de Bahema-Boga, dans le territoire d’Irumu (Ituri), dans la nuit du dimanche 10 août 2025. Il était environ 23 h lorsque les assaillants ont attaqué le centre de négoce de Boga Kinyanjodjo.
D’après les informations recueillies auprès de l’antenne locale de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), le bilan provisoire fait état de trois civils tués. Des maisons de commerce ainsi que des véhicules ont été réduits en cendres lors de cette attaque qualifiée de barbare par l’organisation.

Un jeune rescapé, encore marqué par l’horreur, raconte : « Ils ont forcé la porte, nous ont ligotés. Quand les coups de feu ont commencé à retentir, ils se sont enfuis. Ça tirait tellement que j’ai dû laisser tomber les affaires que je portais et courir pour sauver ma vie. »
Cette offensive survient après plusieurs mois d’accalmie dans la zone, depuis l’arrivée des forces conjointes FARDC-UPDF dans le cadre des opérations SUJA. « La population vivait normalement, on ne s’attendait pas à revivre pareille tragédie », déplore Christophe Munyanderu, porte-parole de la CRDH/Irumu.
Après leur forfait, les assaillants auraient pris la direction de Malaya, sur l’axe menant à Tchabi. Ils se seraient repliés face à la riposte des forces de sécurité.
Rédaction
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
