Sécurité
Beni : 8 présumés bandits criminels présentés par la Police nationale congolaise à Kasindi
Huit présumés bandits criminels ont été présentés ce lundi 11 août 2025 par le commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) de Kasindi, lors de la parade hebdomadaire animée par le fonctionnaire délégué du gouverneur affecté à cette cité frontalière, située en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Selon le commissaire principal, le capitaine Kambere Claude, parmi ces présumés malfrats figure un Congolais condamné en Ouganda, qui s’est évadé de prison pour se réfugier en RDC, ainsi que deux anciens bandits déjà arrêtés auparavant et transférés à Beni.
Ces suspects ont été interpellés au cours de différentes patrouilles menées par la PNC de Kasindi. Ils opéraient principalement avec des machettes et d’autres armes blanches, a précisé le capitaine Kambere Claude dans une interview accordée à la presse.
Il convient de noter qu’aucune femme ni aucun militaire ne figure parmi les personnes arrêtées. Les âges des présumés bandits varient entre 12 et 25 ans, et tous proviennent de divers milieux du Nord-Kivu.
Pour rappel, la cité frontalière de Kasindi est confrontée depuis peu à une recrudescence de cambriolages nocturnes dans les habitations, après une accalmie de neuf mois sans aucun cas enregistré.
Gerlance Sengi / CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
