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Intervention de la Banque mondiale sur la malnutrition en RDC : voici pourquoi la province du Kwango a été ignorée

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L’actualité au Kwango reste dominée par sa non prise en compte dans le cadre du financement de la Banque mondiale dans le programme d’intervention contre la malnutrition. Le sujet est maintenant dans toutes les bouches à Kenge et partout où vivent les Kwangolais.

Selon Hubert Makongo, un jeune de Kenge et nutritionniste diététicien qui a alerté la communauté kwangolaise par les réseaux sociaux, « le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, fin mai, un financement en faveur du Projet multisectoriel de nutrition et de santé en République démocratique du Congo (RDC), pour une enveloppe globale de 502 millions de dollars ». Et lui d’expliquer, sur base d’une information ramassée sur la toile : « Ce financement
comprend un crédit de 246 millions de dollars, un don de 246 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et un don de 10 millions de dollars du Mécanisme de
financement mondial (GFF) ».

Reprenant Jean-
Christophe Carret, directeur des opérations de la
Banque mondiale pour la RDC, cité par un site d’information en ligne, H. Makongo précise que ce financement vise à réduire la prévalence des
retards de croissance, fournir des services
communautaires et primaires de soins de santé et de nutrition et assurer des services de
planification familiale.

Ce projet concerne les provinces de Kwilu, Sud-Kivu, Kasai et Kasai-central. À cela, il faut ajouter 9 autres provinces.
Les spécialistes du domaine et autres Kwangolais intéressés par la situation nutritionnelle dans cette partie du pays se disent indignés de constater que ce programme de l’État congolais ne prend pas en compte la province du Kwango qui, pourtant, possède le taux le plus alarmant de la malnutrition chronique. Selon des sources officielles, la province du Kwango affiche à elle seule un taux de prévalence de 45,6%. De loin supérieur à toutes ces provinces réunies. D’où la question de savoir ce qui a milité en faveur du financement de ces provinces en lieu et place des milieux qui souffrent de la réalité.

Aussitôt alertées, les autorités du Kwango prennent l’injustice au sérieux. Un contact de haut niveau a immédiatement été amorcé. Des responsables de la coordination nationale ont indiqué qu’ils ne disposent pas de données dans ce domaine. Cette information sortie de la hiérarchie nationale en nutrition met en cause le travail fait sur le terrain par le directeur provincial de Pronanut (programme national de nutrition), Beaudouin Bikakala.
Ces autorités ont promis de classer la province du Kwango, à condition de disposer des données en bonne et due forme.

Cela, indigne les Kwangolais, qui ont décidé de présenter eux-mêmes la situation nutritionnelle de la province, là où les canaux officiels ne semblent pas bien faire leur travail.

Hubert Makongo, qui se dit indigné de l’ignorance du Kwango dans ce projet, a rappelé la conférence de nutrition organisée à Kenge en 2017, qui a assorti des recommandations pour prendre des mesures appropriées afin de lutter contre la malnutrition chronique dans cette partie du pays. Qui plus est, l’ancien gouverneur Kanys Makofi a monté et installé un comité de nutrition au Kwango.

La province du Kwango est aussi menacée par une autre pathologie, le konzo ou paralysie spastique, qui prévaut notamment dans les territoires de Kahemba et Feshi. Selon le même directeur provincial, Beaudouin Bikakala de Pronanut, cette pathologie provoque la paralysie chez l’enfant et détruit ses facultés cognitives.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Le FPI passe au crible l’impact de ses projets à Butembo

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Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) séjourne à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, depuis ce lundi 16 mars 2025. Cette mission vise à évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par cette institution publique en 2020, afin d’en mesurer les retombées concrètes sur le développement local.

 

Conduite par Mbuyu Mukalayi Cédric, la délégation a entamé ses activités par une visite de courtoisie à l’autorité urbaine de la ville. Une démarche protocolaire destinée à présenter officiellement les objectifs de la mission et à solliciter l’accompagnement des autorités locales.

Des projets passés à l’épreuve des résultats

À l’issue des civilités présentées à la mairie, représentée par le chef de division urbaine ad intérim, Bwambale Mughanirya Gibert, le chef de mission a expliqué la portée de cette descente sur le terrain.

« Nous sommes venus à Butembo pour présenter nos civilités au maire et surtout pour évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par le FPI en 2020. Comme de coutume, lorsque les promoteurs ont apuré leurs dettes vis-à-vis de l’institution, la direction des études procède à une évaluation rétrospective afin d’apprécier les résultats et les retombées de ces investissements », a-t-il déclaré.

15 jours pour analyser les retombées économiques

Selon le responsable de la délégation, cette mission d’évaluation s’étendra sur une période de quinze jours. Les experts du FPI devront examiner, sur le terrain, la performance des projets soutenus par le Fonds, leur impact sur la création d’emplois, l’activité économique locale ainsi que leur contribution au développement industriel.

Ce travail d’analyse permettra également d’identifier les défis rencontrés par les promoteurs et de tirer des enseignements utiles pour les futurs financements.

Le FPI, levier de promotion industrielle
Créé par l’ordonnance n°89-171 du 7 août 1989, le Fonds de promotion de l’industrie a été transformé en établissement public à caractère administratif et financier doté de la personnalité juridique. Il est aujourd’hui régi par la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics.

À travers ses financements, le Fonds poursuit plusieurs objectifs majeurs : la promotion et l’intégration de l’industrie locale, la valorisation des ressources nationales, l’encouragement des produits manufacturés, le soutien à la recherche appliquée et le développement des infrastructures économiques.

Autant de leviers qui font du FPI un acteur clé de la transformation industrielle et du développement économique en République démocratique du Congo.

Dalmond Ndungo / Congoprofond.

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