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RDC/Santé : l’INRB confirme l’existence de l’épidémie Chikungunya à Kinshasa et Kongo-Central
L’Institut national de recherches biologiques (INRB) a présenté, ce jeudi 06 juin 2019, les résultats d’enquête sur l’épidémie de la maladie à virus Chikungunya dans la salle de conférence de l’INRB, à Gombe, en présence du docteur Muhembe.
Selon le docteur entomologiste, Jullon Ilombe, l’alerte sur l’épidémie a été lancée le 14 février 2019. Il fait un bilan déjà de plus de 426 patients infectés et qui ont subi des traitements contre la maladie.
Géographiquement, la maladie est concentrée à Kinshasa et au Kongo-Central, elle menace tout le monde mais majoritairement aux personnes de 65 ans d’âge. La période d’incubation est de 0 à 12 jours.
Le chikungunya est une maladie due à un virus (arbovirus) transmis par les moustiques. La maladie se transmet uniquement par le biais d’un moustique vecteur. Les personnes atteintes du chikungunya ne sont donc contagieuses ni par contact, ni par le biais des postillons.
Les symptômes se manifestent généralement dans la semaine de l’infection, par de la fièvre et des douleurs articulaires soudaines. Des douleurs musculaires, des maux de tête, de la fatigue et des rougeurs peuvent également apparaître.
Le traitement repose sur la prise d’analgésiques et de fluides.
Le traitement vise à soulager les symptômes. La plupart des gens se sentent mieux dans la semaine ou presque, après la disparition spontanée du virus.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
