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Insécurité et intimidation : Un coordonnateur syndical de la santé pris pour cible à Kinshasa
Une nouvelle alerte vient raviver les inquiétudes autour de la sécurité des leaders syndicaux en République démocratique du Congo. Jean Fidèle Boyoo, coordonnateur national de l’Intersyndicale de la Santé, affirme avoir été victime d’une attaque armée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2025, à son domicile situé à Mont Ngafula, dans l’ouest de la ville de Kinshasa.
Selon son témoignage, des hommes armés non identifiés ont tenté de l’agresser à son domicile. Le pire aurait été évité grâce à l’intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise affectés à un poste de garde à proximité. « C’est la deuxième fois que cela m’arrive. Je crains pour ma vie et celle de ma famille. J’appelle à l’intervention directe du chef de l’État », a-t-il déclaré dans un message rendu public.
Figure de proue du syndicalisme dans le secteur de la santé, Jean Fidèle Boyoo est engagé depuis octobre 2024 dans la lutte pour le paiement des compléments de primes des agents de santé. Il accuse les ministères du Budget et des Finances de n’avoir toujours pas validé les dossiers nécessaires, compromettant le versement des primes de fin d’année et plongeant des milliers de soignants dans l’incertitude à l’approche des fêtes.
Dans sa déclaration, le syndicaliste dénonce également les blocages liés aux exigences du système FEMI, qu’il considère comme un frein majeur à l’amélioration des conditions sociales des agents de l’État. Il fustige un mécanisme qu’il juge rigide et peu favorable aux travailleurs du secteur public, en particulier aux professionnels de santé.
Jean Fidèle Boyoo affirme avoir alerté l’ensemble des services de sécurité compétents, sans obtenir de réponse concrète à ce jour. Face à la menace persistante, il dit avoir été contraint de quitter son domicile de Mont Ngafula avec sa famille. Il estime que cette insécurité est directement liée à son engagement syndical. « Je suis syndicaliste, je défends les droits dans le cadre d’un État de droit. Pourquoi dois-je être victime pour cela ? », s’interroge-t-il.
Cet incident relance le débat sur la protection des leaders syndicaux en RDC, notamment ceux qui dénoncent ouvertement les dysfonctionnements institutionnels. Jean Fidèle Boyoo en appelle à une réaction rapide du gouvernement et sollicite la protection personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de garantir sa sécurité et celle de sa famille.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Butembo: 51 candidats prennent part au concours d’admission à l’école de police
Le concours d’admission au sein de la Police nationale congolaise (PNC), s’est déroulé ce dimanche 18 janvier 2026 sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.A Butembo c’est l’anceinte de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC), qui a servi de cadre à ce test , et 51 candidats y prennent part vant le le deuxième test et celui médical pour être être retenu pour l’école de police, a fait savoir le commissaire supérieur principal Benda Mukato, directeur de l’école de police de Mugunga, venu de Beni pour sepurviser cette passation.
« Nous passons le test, les copies vont à Kinshasa, on va corriger et on va retenir les noms puis ils vont passe le test médical et ceux qui vont réussir, ils seront enregistrés et envoyer dans les centres de formation.Ceux-ci avaient envoyé leurs dossiers selon les critères demandés.Alors, on a examiné les dossiers et 51 dossiers on été retenus pour ici.Ces 51 vont passer le test et enfin medical pour prendre enfin, ceux qui seront retenus pour l’école de police », a-t-il déclaré.
Après le lancement de ce test, quelques candidats sont sorties des salles très serein de la réussite, car ils disent le concours a été passable. C’est le cas de Mademoiselle Kavira Noelle auparavant et M.Mbiya Mwanza Héritier.Ils évoquent également leur motivation de servir au sein de la police par le patriotisme et appellent les autres à leur emboîter les pas.
« Le concours s’est bien passé.Je suis une femme et je n’ai pas peur de travailler dans la police.Je vais apporter ma contribution à la protection de mon pays.On on nous posé des petites questions comme sur les lacs de la RDC, en bref la culture générale et je pense avoir bien répondu et j’espère à la réussite.Suis motivé par l’amour de servir ma patrie et que les jeunes viennent se joindre à nous », ont-ils indiqué.
Ce concours qui s’est déroulé dans le calme et sans incidents arrivent après quelques mois du lancement de recrutement des candidats à la police en province du Nord-Kivu.Selon l’esprit du communiqué de recrutement, les personnes ayant l’âge de 18 à 35 ans , dans le but de rajeunir les effectifs au sein de la PNC.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
