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Belgique : Décès du général Bolozi Gbudu Tanikpama, figure emblématique et controversée de l’armée zaïroise
Le général Bolozi Gbudu Tanikpama, ancien haut responsable de l’armée du Zaïre et proche du régime du maréchal Mobutu Sese Seko, est décédé le samedi 13 décembre 2025 en Belgique, dans une ville située non loin de Waterloo, ont confirmé plusieurs sources contactées par CONGOPROFOND.NET. Selon ces mêmes sources, l’officier général était souffrant depuis plusieurs mois et recevait des soins médicaux à l’étranger.
Beau-frère de l’ancien président du Zaïre, le général Bolozi avait épousé mama Fransisca Toku, sœur aînée de Mobutu Sese Seko, décédée en avril 2023 en Belgique. Ce lien familial, combiné à son parcours militaire, lui avait conféré une influence politique et sécuritaire notable au sein de l’appareil de l’État zaïrois, particulièrement durant les années 1980 et 1990.
Originaire de la province de l’Équateur, le général Bolozi Gbudu Tanikpama s’était imposé comme une figure centrale de l’armée zaïroise sous le régime mobutiste. Il avait notamment occupé le poste stratégique de chef du Service d’Action et de Renseignement Militaire (SARM), l’un des organes les plus sensibles des services de sécurité de l’époque. À ce titre, il jouait un rôle clé dans la collecte du renseignement, la surveillance interne et la préservation du pouvoir en place.
Son nom reste toutefois indissociable des pages controversées de l’histoire sécuritaire du Zaïre. De nombreux récits historiques, ainsi que des rapports d’observateurs nationaux et internationaux, soulignent son rôle central dans l’appareil de répression du régime, particulièrement à Kinshasa. Il est associé à des opérations de maintien de l’ordre jugées brutales par plusieurs témoignages et documents d’archives, dans un contexte marqué par la restriction des libertés publiques et la consolidation autoritaire du pouvoir.
La disparition du général Bolozi Gbudu Tanikpama ravive ainsi les débats sur l’héritage du régime mobutiste, entre fidélités politiques, responsabilités sécuritaires et mémoire des violations des droits humains. Pour certains, il demeure un pilier de l’État zaïrois d’alors ; pour d’autres, un symbole des dérives d’un système répressif. Son décès en exil clôt le parcours d’un homme dont la trajectoire reste étroitement liée à l’histoire complexe et tourmentée du Zaïre devenu République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
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Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
