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Insécurité dans l’Est de la RDC : Un acteur de la Société civile interpelle Tshisekedi pour une paix inclusive, fondée sur la vérité
Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, Kimba Kangolingoli Ferdinand, coordonnateur national du Salon diplomatique de la RDC ASBL et coordonnateur de la société civile Congo Mon Pays du Grand Kivu, a adressé une lettre ouverte au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. À travers cette démarche, il plaide pour une paix durable bâtie sur l’inclusivité, l’écoute des communautés affectées et la reconnaissance de la vérité sur le conflit.
Un engagement citoyen face à la souffrance des populations
Dans sa correspondance, également transmise aux présidents des deux chambres du Parlement, à la Première ministre ainsi qu’au ministre de la Défense nationale, l’auteur se présente comme « un jeune patriote congolais engagé, profondément attaché à l’unité, à la souveraineté et à la paix durable de notre pays ».
Il affirme que sa prise de parole découle d’un devoir citoyen, face à une insécurité chronique qui continue de faire payer un lourd tribut aux populations du Kivu, victimes quotidiennes de violences, de déplacements forcés et de la destruction de leurs moyens de subsistance.
Processus diplomatiques : espoirs et inquiétudes
Kimba Kangolingoli Ferdinand s’interroge sur l’efficacité des initiatives diplomatiques en cours, notamment celles menées à Doha, Washington et Luanda. S’il reconnaît qu’elles suscitent de l’espoir, il estime toutefois qu’elles soulèvent de profondes inquiétudes lorsqu’elles restent déconnectées des réalités locales.
« Comment envisager une paix durable sans intégrer, de manière réelle et effective, les notables du Kivu, les leaders communautaires et surtout les communautés locales elles-mêmes ? », s’interroge-t-il.
Wazalendo : une exclusion qui fragilise davantage le processus
L’acteur de la société civile déplore également la marginalisation des groupes d’autodéfense locaux, notamment les Wazalendo. Selon lui, leur absence dans les cadres de négociation alimente un sentiment d’injustice et de méfiance au sein des communautés, dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile.
Il estime que ces combattants locaux, engagés dans l’autodéfense face à l’agression, ne peuvent être ignorés sans conséquences sur la stabilité future.
Réserve Armée de la Défense : une structure à risque
La lettre ouverte aborde aussi la question de la Réserve Armée de la Défense (RAD), que Kimba Kangolingoli Ferdinand juge préoccupante. Faiblement financée, dépourvue de vision claire et de moyens adéquats, cette structure risque, selon lui, de devenir un facteur d’instabilité plutôt qu’une solution.
Il met en garde contre le manque d’encadrement sérieux, susceptible d’exposer les jeunes engagés à de nouvelles frustrations et à des dérives dangereuses pour la cohésion nationale.
Dire la vérité pour bâtir la paix
L’auteur insiste enfin sur ce qu’il considère comme une vérité incontournable du conflit. Il affirme que « le M23 est une machine purement rwandaise », estimant que taire cette réalité, pourtant largement documentée et vécue sur le terrain, ne favorise ni la paix ni la justice.
Pour lui, la vérité, même dérangeante, demeure un préalable essentiel à toute réconciliation sincère et à toute solution durable.
Un appel à la responsabilité collective
En conclusion, Kimba Kangolingoli Ferdinand appelle les autorités congolaises à une prise de conscience collective. « L’histoire jugera notre capacité à écouter ceux qui souffrent, à dire la vérité et à inclure toutes les forces vives de la Nation dans la recherche de la paix », écrit-il.
Se définissant comme « un jeune Congolais qui croit encore », il exhorte les dirigeants à faire preuve de courage politique, d’inclusivité et de sincérité pour permettre à la RDC de triompher durablement de la guerre.
Franck Kaky / CONGO PROFOND.NET
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Assemblée nationale/Commission « Droits de l’homme »: Les députés galvanisent Guillaume Ngefa pour accélérer les réformes judiciaires
Dans une atmosphère empreinte de respect et de coopération institutionnelle, les députés nationaux, membres de la Commission « Droits de l’homme » de l’Assemblée nationale de la RDC, ont salué le parcours et l’engagement du Ministre d’État en charge de la Justice, mettant en avant son rôle clé dans la promotion des droits humains et la réforme du système judiciaire en République démocratique du Congo.

Un hommage solennel au cœur de l’Assemblée nationale
Réunis en séance officielle de la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, les élus ont tenu à honorer le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Prenant la parole, le rapporteur de l’Assemblée nationale a dressé un portrait élogieux de cette figure institutionnelle, le qualifiant de « militant des droits de l’homme au sens primaire du terme ».
Au-delà de ses compétences juridiques reconnues, c’est surtout son engagement constant en faveur de la dignité humaine qui a été mis en lumière. Une carrière marquée par la rigueur, mais aussi par une sensibilité humaniste forgée sur le terrain.
Un diplomate aguerri au service des droits humains
Les intervenants ont souligné le parcours international du Ministre, le décrivant comme « un diplomate des droits de l’homme présent sur tous les fronts ». De la Côte d’Ivoire au Mali, en passant par le Sénégal, son implication dans des contextes de crise a contribué à renforcer son expertise en matière de justice et de stabilisation institutionnelle.
Pour les parlementaires, cette expérience constitue un atout majeur dans la conduite des réformes judiciaires en RDC, dans un contexte où l’État de droit demeure une priorité nationale.
Le député national Boris Mbuku, président de cette commission, a également salué le travail du patron de la justice congolaise.
Une nomination stratégique saluée par les élus
Les députés ont également salué la clairvoyance du Chef de l’État dans le choix de cette personnalité pour diriger le ministère de la Justice. Ils estiment que cette nomination s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire congolais.
Cette reconnaissance s’accompagne d’un appel à une collaboration accrue entre les pouvoirs législatif et exécutif, condition essentielle pour accélérer les réformes attendues par la population.
Vers une coopération renforcée pour des réformes concrètes
La rencontre a permis de consolider les relations entre l’Assemblée nationale et le ministère de la Justice. « L’Assemblée nationale est derrière lui pour l’encourager », a affirmé Jacque Ndjoli, mettant en avant la disponibilité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus.
Cette synergie institutionnelle laisse entrevoir une accélération des réformes législatives, avec pour objectif une justice plus équitable, transparente et accessible à tous les citoyens congolais.
Un symbole fort pour l’État de droit
La séance s’est clôturée sur un geste symbolique de salutation, illustrant la volonté commune de renforcer l’État de droit en République démocratique du Congo. Un signal fort envoyé tant aux institutions qu’à la population, dans un contexte où la justice demeure un pilier essentiel de la démocratie.
Tchèques Bukasa & Winnie Dina Muanvuwa (Stagiaire UCC)
