Société
Insécurité à Kasumbalesa : Policiers et FARDC ayant passé 5 ans dans la ville seront mutés ailleurs !
La recrudescence de l’insécurité à Kasumbalesa, une réalité qui gangrène cette troisième ville du Haut-Katanga, était au centre d’une grande réunion de sécurité élargie aux forces vives de la ville, conseil urbain de la jeunesse, chefs des certaines cellules, les leaders d’opinion, presse, partis politiques, ce lundi 06 juin 2022 au bâtiment KBP de la douane, sous l’égide du maire de la ville André Kapampa.
Au cour de cette grande réunion de sécurité, les participants ont accusé certains policiers d’être à la base de cette barbarie, dénoncé l’inefficacité de services de sécurité, l’intervention tardive des forces de sécurité, l’utilisation de la tenue similaire aux forces armées par les partis politiques.
Après débat et délibération, le maire de la ville de Kasumbalesa, Me André Kapampa, a invité les services de sécurité à plus d’engagement et détermination pour mettre fin à l’insécurité qui plonge dans le désarroi la population de Kasumbalesa depuis plus des trois ans. Les participants ont adopté la proposition portant mutation des certains éléments de la police et de FARDC ayant déjà fait plus de 5 ans à Kasumbalesa. Ils ont demandé à la population de collaborer avec les services de sécurité dans la dénonciation des suspects, l’interdiction formelle d’utiliser la tenue similaire aux forces armées par les partis politiques. Le maire de la ville a, par ailleurs, interdit l’organisation d’une marche contre l’insécurité déjà en téléchargement. Grâce aux efforts du maire de la ville, une délégation de Kasumbalesa sera en face des autorités provinciales dans les heures qui suivent.
Notons que cette réunion de sécurité fait suite aux plusieurs cas de cambriolages enregistrés dans la ville de Kasumbalesa depuis plusieurs mois sous l’impuissance totale des services de sécurité.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
