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Incendie dans la résidence d’une famille à Macampagne : 2 morts, la piste criminelle se précise !
La résidence de la famille Lubuma, située sur avenue Plaine 1 numéro 9 bis quartier Joli Parc/Macampagne, dans la commune de Ngaliema, a été la proie d’un incendie vraisemblablement criminel dans la nuit de vendredi 13 au samedi 14 mai 2022. Bilan : tous les membres de la famille victimes d’atroces brûlures, deux d’entre eux vont y succomber quelques jours après le sinistre; toute la maison calcinée, aucun bien récupérable, etc.
D’après les premiers constats des limiers de la police, l’incendie serait d’origine criminelle puisqu’il aurait pris naissance à partir d’une substance inflammable dont l’emballage a été découvert à quelques encablures de ladite maison.

D’après ces mêmes enquêteurs, la piste d’un court-circuit électrique semble non plausible dans la mesure où le feu s’est déclaré au milieu du salon. « Or, le salon est la pièce où avant de dormir, nous débranchons tout (télévision, stabilisateurs, lampes, etc.). Et même en remarquant le feu au milieu du salon, seules les lampes du couloir étaient encore allumées. Il sied de rappeler que nos dispositions avant de dormir sont telles que nous éteignons et déconnectons tout au salon et à la cuisine. Nous laissons les lampes du couloir allumées car ce couloir donne sur les chambres des enfants. Aussi, seule la chambre du fils ainé Maisha reste allumée car il n’aime pas dormir dans le noir, mais les filles éteignent toujours », a fait savoir Hugues Lubuma, encore sous le choc de la double mort des membres de sa famille.
Puis d’ajouter : »Par ailleurs, un des gardiens de la société qui est notre voisine directe a témoigné que pendant l’incendie, il a essayé de vérifier dans la logette principale se trouvant chez eux et notre tableau divisionnaire (c’est en fait une même parcelle morcelée par l’unique bailleur), tout était normal. Donc l’hypothèse d’un problème de courant est donc à écarter… »
Cependant, ces mêmes gardiens ont rapporté aux policiers et aux voisins accourus certains mouvements suspects qui ont été remarqués pendant la journée où des individus non autrement identifiés sont passées plus d’une fois sur l’avenue, cherchant à identifier le numéro 9 bis de l’avenue Plaine 1.
Somme toute, souligne-t-il, sa défunte épouse l’avait brutalement réveillé de son profond sommeil suite au bruit d’une vitre brisée au salon. » C’est comme si l’on avait jeté un objet dur qui a pénétré au salon. L’on peut supposer qu’il y avait quelqu’un dans la parcelle avant l’incendie. Ce qui nous amène à penser à soupçonner une main noire… », a-t-il indiqué, avant de rappeler toutes les menaces reçues de la part des inconnus à cause de sa relation avec son frère jumeau ayant travaillé à BGFI BANK et actuellement en exil.
Le film du drame
Après une dure journée de travail, vers 21 heures, nous eûmes notre culte familial comme c’est de coutume chaque vendredi soir. Et je me dirigeai vers ma chambre alors que mon épouse s’évertuait à vérifier toutes choses avant de me rejoindre dans la chambre avec le petit Yohann. Et les lumières s’éteignirent et toute la maison s’endormit. Vers 4h du matin, je fus réveillé par les cris de mon épouse : « Hugues, réveille –toi, il y a du bruit à la maison ! Regarde de la fumée ! ». Je sursautais de mon lit et voyais mon épouse en pleine panique, criant, gesticulant dans tous les sens dans la chambre. Je jette un regard vers la porte de la chambre et juste en dessous (dans le petit espace) et je remarque la couleur rougeâtre du feu sous la porte. Je me précipite donc vers la porte de la chambre (qui donne directement sur le salon) et l’ouvrit : le spectacle était ahurissant. Le salon était déjà un véritable brasier, toutes les chaises étaient déjà consommées, les flammes touchaient déjà le plafond. De l’autre côté du salon, je vis les enfants sortir dans le couloir, réveillés par les cris de mon épouse. La panique me prit quelques secondes, puis je me ressaisis et je réfléchissais à ce que je devais faire à l’instant. Vu que le feu était juste au milieu du salon et n’avait pas encore atteint les autres secteurs, je me rendis compte que les enfants étaient jusque-là en sécurité ainsi que mon épouse et le petit Yohann. C’est ainsi que je me décidai de trouver d’abord l’issue de sortie. Je me lance directement vers la porte du salon qui donne à l’extérieur et essayai de l’ouvrir. Heureusement la clé reste toujours sur la serrure. Dieu merci, la porte s’ouvrit sans beaucoup de difficulté et je la laissai ouverte. Puis je reviens vers le salon et me dirigeai vers le couloir où se tenaient les enfants pour les récupérer, sachant mon épouse serait la première à sortir vu que la porte de la chambre n’était pas loin de celle du salon. Je réussis à atteindre le couloir et réunit les enfants (Maisha, Stella et Carmel) et leur demanda de me suivre à la queue leu-leu. Et je fonçai vers le salon (donc vers les flammes) pour chercher à sortir, ce que je réussis avec les enfants, et pendant qu’on sortait du salon, je vis mon épouse aussi sortir avec le petit Yohann enveloppé dans des draps. Pendant ce temps, le feu prit de l’ampleur. Arrivés tous à l’extérieur, toujours sous les hurlements de mon épouse pour alerter les voisins, je me rendis compte que Maisha n’était pas sortie et était restée à l’intérieur de la maison. Je retournai donc au salon mais la puissance des flammes m’empêchait d’avancer. Mais j’ai foncé à travers ces flammes, j’ai pû apercevoir Maisha bloqué à l’entrée du couloir et criant. Je criai aussi vers lui, lui demandât de ne pas rester là et de tout faire pour me rejoindre à l’entrée du salon. Ce qu’il fit avec beaucoup de courage, traversant les flammes avec un grand saut digne de Usain Bolt et nous rejoignit tous dehors. C’est à ce moment que je commençai à ressentir des douleurs des brûlures sur mon corps. Des voisins accoururent, particulièrement, les gardiens de la société Bensizwe qui est notre voisin direct, avec ces extincteurs pour chercher à éteindre le feu. Comme ma chambre n’était pas touchée, je demandais aux gens qui sont venus nous secourir d’aller chercher les clés de contact de ma voiture pour nous mener à l’hôpital. Mais la fumée noire toxique les empêchait d’y pénétrer. Un des voisins se proposa de nous amener à l’hôpital avec sa voiture, ce qui fait fait et vers 5h30, nous nous retrouvions nous tous à l’hôpital avec de sérieuses blessures de brûlures. Mon épouse avait près de ¾ de son corps brûlé, alors que moi j’avais tout mon bras gauche et le haut du dos brûlé. Seules mes deux filles Stella et Carmel qui n’avaient que de légères brûlures alors que mon fils ainé avait une partie du visage et le torse entamé. Le cadet Yohann avait le visage et la main droite touchés. Après près de deux semaines de soins et de traitement, le vendredi 27 mai, mon fils ainé succomba de ses blessures et le lendemain le samedi 28 Mai, c’est mon épouse qui trépassera suite à une pneumonie avancée associée à une pleurésie relatives aux brûlures.

C’est le vendredi 03 Juin 2022 que les deux furent inhumés au cimetière « Chemin du paradis » à Mitendi dans la commune de Mont-Ngafula. J’ai quitté l’hôpital avec les filles le jour du décès de mon fils (le 27 Mai) alors que le cadet fut retenu encore, et quittera finalement l’hôpital le lendemain de l’enterrement, soit le samedi 04 Juin 2022.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
