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INPP : Patrick Kayembe Nsumpi dissipe le malentendu sur sa gestion
Le directeur général ai de l’Institut national de préparation professionnel (INPP), Patrick Kayembe Nsumpi, était face à la presse, le vendredi 19 novembre 2021, au siège national de cette institution de l’Etat, sur 6e rue dans la commune de Limete à Kinshasa. La conférence de presse a été organisée dans le but d’éclairer l’opinion, dissiper le malentendu et dénoncer les fausses accusations et les folles rumeurs qui circulent sur la toile depuis sa désignation comme intérimaire à la tête de l’INPP.
Fils maison, Patrick Kayembe Nsumpi est agent à l’INPP depuis 2002, contrairement à ceux qui le traitent d’arriviste. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de cette entreprise jusqu’à ce jour, et en maîtrise tous les rouages. Il a gravi les échelons avec méritocratie, ayant d’abord été agent de maîtrise, ensuite conseillé juridique, chef de service des contentieux, chef de division, assistant du Président du conseil d’administration (PCA), sous directeur, DARH ai, DARH. Licencié en Droit de l’Université de Kinshasa, il est aussi professeur assistant à l’Ecole nationale des finances… Clairement, Patrick Kayembe Nsumpi n’est pas du tout un arriviste, lui qui est même formateur depuis 2005, et maîtrise mieux le fonctionnement de l’INPP.
Sa vision s’inscrit dans la logique de celle du chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi qui fait de la promotion professionnelle sa priorité. Patrick Kayembe Nsumpi pense que la formation professionnelle doit être une priorité pour un pays post-conflit comme la République démocratique du Congo.
« Avec la déperdition scolaire dans l’Est du pays, la formation trouve sa place. Elle est une solution aux problèmes que connaît le pays. Les filières sont organisées en tenant compte des réalités et des besoins de chaque provinces. La formation permet aux jeunes gens de se qualifier. Elle vient résoudre les différents problèmes des diplômes et pallie certaines insuffisances », déclare le DG ai de l’INPP.
Défis à relever
Arrivé à la tête de l’INPP depuis plus de trois mois, Patrick Kayembe est confronté à plusieurs problèmes liés à la gestion de cette boîte. Des défis qu’il compte relever contre vents et marées. «J’ai trouvé l’INPP en bon état de marche où le salaire se paye régulièrement. Au-delà de cela, l’INPP avait de sérieux problèmes de gestion à mon arrivée, c’est d’ailleurs à cause de ça que l’Inspection générale des finances (IGF) a mené des enquêtes qui ont révélé certaines choses, notamment le détournement des fonds. L’IGF a détecté un problème de procédure sur le plan financier et comptable. C’est d’ailleurs ce qui m’avait motivé à initier une commission chargée de mettre en place un mandat de procédure ; une fois que le travail sera fait, l’IGF trouvera des réponses à ces questions. Il y avait un problème de non-respect des procédures administratives et financières. Pire encore, nous avons constaté que certains agents engagés avec 2, voire 5 ans, d’ancienneté se retrouvent comme des huissiers, agents de direction, pendant que ceux qui viennent à peine d’arriver, sans expérience aucune, occupent des grandes fonctions. Face à une telle situation, il fallait à tout prix trouver une solution en faisant un audit administratif. Nous sommes en train d’y travailler. Un autre constat amer est qu’il s’était installé un clientélisme dans la gestion alors que c’est la méritocratie qui devait régner. Nous l’avons fait. Il y avait ce souci des formateurs engagés qui n’ont jamais animé un module de formation, ce n’est pas possible », exclame-t-il.
Etablissement élitiste, l’INPP organise en ce moment les choses de manière à ce que la formation professionnelle qui travaille sur les cerveaux des hommes et des femmes ait une hiérarchie dont les règles sont respectées par ceux qui y travaillent.
*Ses réalisations à la tête de l’INPP*
Depuis que Patrick Kayembe Nsumpi assume l’intérim du directeur général, plusieurs actions ont été menées, à savoir, l’inauguration du bâtiment de l’INPP à Matadi dans la province du Kongo Central, la pose de la première pierre pour la construction d’un centre de contrôle technique, la signature d’un contrat avec la GIZ (Coopération technique allemande) -contrat négocié par lui-même-, la signature d’un contrat avec la JICA (Coopération japonaise) et l’entreprise Huawei, la construction du bureau de l’ INPP à Kisangani dans la province de Tshopo et Bunia dans la province d’Ituri, la reforme de certaines structures de l’INPP, des actions qui mettent mal à l’aise ses détracteurs.
Avec toutes ses réalisations, le Dg ai pense bien faire les choses et n’a nullement peur de mauvaises langues. Il estime que ces détracteurs, habitués à semer le désordre dans cette institution étatique, peuvent dire tous qu’ils veulent parce qu’ils ne connaissent ni sa valeur, moins encore sa carrière.
S’agissant des rumeurs sur la résiliation des certains contrats avec ses partenaires, Patrick Kayembe éclaire l’opinion en ces termes : « L’INPP entretient de bonnes relations avec tous ses partenaires financiers qui gèrent eux-mêmes l’argent. Aucun d’eux n’a résilié le contrat parce qu’il y a eu changement à la tête de l’INPP. Nos relations de coopération ont été affermies depuis mon avènement. Nous continuons à travailler ensemble. Je reconnais que mon prédécesseur avait laissé l’argent pour le fonctionnement de l’INPP, et cela n’a jamais été détourné. Les gens veulent juste créer du sensationnel pour distraire ».
Surnommé « L’aigle de Kawele » à cause de sa clairvoyance et son sens élevé de voir toujours de loin, Patrick Kayembe Nsumpi a toujours eu l’instinct de voler plus haut pour trouver des solutions à n’importe quel problème.
Elda Along / CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
