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Inondations dans Kinshasa : La population de Kalamu victime des travaux de Francophonie !
Les habitants de la commune de Kalamu vivent une situation désastreuse depuis la nuit du samedi dernier. Des inondations ont envahi leurs maisons, les empêchant de mettre le moindre pied dehors. Ils sont donc séquestrés à l’intérieur de leurs propres maisons !
Selon les témoignages recueillis par CONGOPROFOND.NET, ces inondations sont, en effet, directement liées à la construction des infrastructures de la Francophonie au stade Tata Raphaël. Lesdits travaux entrepris ont entraîné des problèmes de drainage, notamment en raison de l’ancien pont laissé en place, alors qu’un nouveau pont a été jeté juste au-dessus du vieux. Ce qui provoque un débordement sans pareil d’eau qui pénètre dans les habitations riveraines de la rivière Kalamu
Les coins autour du stade de 20 Mai, plus précisément au rond-point Mwana Kin, est fortement touchée par les inondations.
Les travaux entrepris dans le cadre des infrastructures de la Francophonie ont perturbé ainsi le flux normal de l’eau. Cette situation désastreuse cause plusieurs impacts significatifs sur le quotidien des habitants de Kalamu qui ont perdu, non seulement, plusieurs biens de valeurs, mais sont aussi dans l’incapacité de sortir de chez eux et même d’envoyer leurs enfants à l’école en toute sécurité.
Les habitants de Kalamu demandent urgemment l’intervention des autorités locales pour résoudre ce problème. Ils en appellent à la suppression de l’ancien pont afin de rétablir le flux d’eau normal et d’éviter de nouvelles inondations. La situation nécessite une action immédiate pour assurer la sécurité des habitants de Kalamu et minimiser les dommages matériels.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
