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L’affaire Tshiyoyo : Les failles du système financier congolais mises en lumière
Dans une affaire troublante qui secoue les fondations de la république démocratique du Congo, Monsieur Tshiyoyo réclame avec véhémence à l’État congolais le remboursement d’une somme colossale qu’il prétend avoir prêtée et investie dans des activités publiques pendant une période de trois longues années.
Cette revendication soulève des questions brûlantes quant à la transparence, à la légitimité et à la crédibilité des pratiques financières en vigueur dans notre pays. Comment un individu, qui n’a ni le statut d’une institution bancaire ni celui d’une entité financière reconnue, a-t-il pu se permettre de jouer le rôle d’un prêteur envers l’État ?
Cette interrogation fondamentale met en lumière les lacunes béantes dans les mécanismes de contrôle et de régulation financière qui prévalent au sein de nos structures étatiques. L’opacité qui entoure cette affaire souligne l’urgence d’une réforme en profondeur visant à mettre un terme aux pratiques douteuses et peu orthodoxes qui gangrènent notre système financier.
Au-delà de la simple restitution de fonds, l’affaire Tshiyoyo révèle une réalité alarmante : l’absence de garde-fous efficaces pour prévenir les abus et les dérives financières au sein de l’appareil gouvernemental. Face à ce scandale, il devient impératif d’instaurer des mesures strictes et contraignantes pour empêcher que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.
Le ministre sortant des Finances devra être interpellé par l’assemblée nationale pour éclairer la nation sur cette sombre affaire. L’épisode Tshiyoyo met en lumière les défaillances criantes d’un système financier fragilisé par des pratiques douteuses et des manquements notoires en termes de gouvernance. Il est grand temps que des réformes radicales soient mises en place pour assainir nos institutions et restaurer la confiance du peuple congolais envers ses dirigeants.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
