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Incendie à la CENI: « choqué », le FCC rappelle que « Lamuka » et Fayulu faisaient l’apologie de la violence
Dans un communiqué de presse signé par le Prof Néhémie Mwilanya Wilondja,
Coordonnateur du Front Commun pour le Congo Front Commun pour le Congo ( FCC), cette plateforme politique a déploré, ce jeudi 13 décembre 2018, les pertes subies par l’Antenne
provinciale de la Centrale électorale. Il encourage celle-ci à poursuivre sans désemparer le processus entamé en pourvoyant aux besoins ainsi créés.

Le FCC rappelle qu’en date du 03 décembre 2018, au cours de sa dernière conférence de presse, il avait dénoncé l’apologie de la violence et les attaques systématiques du candidat président de l’Opposition Martin Fayulu qui, au grand étonnement du monde entier, a pour programme politique, au cours de cette campagne électorale : l’invitation de ses militants et sympathisants à détruire le matériel électoral de manière à empêcher la CENI d’organiser les scrutins prévus le 23 décembre prochain. » Ces propos et la
gestuelle qui les accompagne étaient déjà le prélude de la mise en œuvre d’un projet bien planifié tendant à entraver le processus électoral en cours et à saper l’investissement politique de tout un peuple », a déclaré le directeur du cabinet du chef de l’Etat.

Le FCC condamne cette politique de violence et de terre brûlée dont les
premières victimes et les premiers dégâts sont aujourd’hui déplorés.
Le FCC dénonce le silence de la communauté internationale qui est restée très curieusement aphone depuis le déclenchement, par le candidat du
regroupement LAMUKA, de la violence électorale décriée.
Le FCC appelle toute la population à demeurer sereine et à protéger, avec détermination, son processus électoral, comme en 2006, lorsque les mêmes forces du mal, avaient incendié la Cour Suprême de justice, afin de tenter
désespérément de bloquer l’aboutissement heureux du processus électoral.
Le coupable n’étant plus à rechercher, le FCC invite les autorités compétentes à assumer chacune ses responsabilités afin de garantir la tenue effective, le 23 décembre prochain, des scrutins prévus.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
