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Politique

Impaiement des députés provinciaux : un cadre de la LUCHA pointe du doigt la Présidence !

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Les récentes sorties médiatiques des élus provinciaux qui réclament leurs émoluments des plus de 8 mois s’affirment comme des préoccupations suscitant plusieurs questionnements sur l’état de trésorerie en RDC.

Un cadre du mouvement citoyen « Lutte pour le changement » (LUCHA) s’interroge également sur la situation tout en rappelant les récentes déclarations des autorités gouvernementales qui se félicitaient de la maximisation des recettes, gage d’un renflouement des caisses de l’Etat.

Interviewé par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, à cet effet, Jacques Issongo parle d’une communication politique qui ne profite ni à la population, encore moins à ceux qui travaillent.

« Cela date de quelques mois que nous avions enregistré des marches pacifiques des députés provinciaux qui réclamaient leurs droits. Pendant ce temps nous suivons la campagne médiatique ou de communication de marque du gouvernement qui annonce la croissance des recettes. Si réellement elles sont en croissance, pourquoi les députés ne seraient-ils pas payés ? » s’interroge le Coordonnateur de YADA (regroupement des mouvements et organisations des jeunes défenseurs des droits Humains de l’Afrique).

Il rajoute, par la suite : « Dans tout ça nous nous demandons si le gouvernement est honnête ou ce sont des discours politiques pour nous amadouer et nous faire croire qu’ils travaillent, pourtant le travail doit être vu par le social de ceux qui travaillent », a-t-il déclaré.

Pour ce défenseur des droits humains, si le gouvernement est honnête dans ces chiffres et que les résultats sur terrain ne suivent pas, cela laisserait entendre qu’ils travaillent au bénéfice d’une certaine catégorie d’individus.

« … Entre-temps, il s’observe un dépassement budgétaire au niveau de la Présidence qui continue à être enregistré, cela nous pousse à croire que la croissance des recettes ne profite ni à la population encore moins à ceux qui travaillent, mais ne profite qu’à la Présidence », a-t-il conclu.

Rappelons qu’une délégation des parlementaires avait été reçue par le ministre des Droits humains, Fabrice Puela, quant à la dénonciation de ces impaiements. Cette délégation était conduite par le député national Deo Nkusu et près d’une dizaine de députés provinciaux.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Sanctions, souveraineté et rhétorique de résistance : José Makila tacle les sanctions américaines infligées à Joseph kabila 

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Dans une sortie au ton résolument offensif, José Makila Sumanda, président de l’Alliance des Travaillistes Congolais pour le Développement (ATD), ancien ministre des Transports sous Joseph Kabila et figure du mouvement « Sauvons la RDC » né du conclave de Nairobi en 2025, a livré une diatribe vigoureuse contre les sanctions du Trésor américain visant l’ancien chef de l’État congolais. 

Derrière cette déclaration, se dessine une posture politique articulée autour de la souveraineté nationale, mais aussi une lecture profondément critique des dynamiques géopolitiques contemporaines.

D’emblée, Makila Sumanda rejette toute interprétation neutre de ces sanctions, qu’il qualifie de « politiquement motivées » et d’expression d’une « ingérence étrangère permanente ». À ses yeux, il ne s’agit pas d’un simple mécanisme de pression diplomatique, mais d’un instrument stratégique visant à « affaiblir la République Démocratique du Congo ». 

En convoquant un registre lexical empreint de gravité et de solennité, il inscrit son propos dans une tradition discursive où la défense de la souveraineté devient un impératif quasi existentiel.

Cette dénonciation s’accompagne d’une mise en cause implicite du pouvoir en place à Kinshasa, accusé de passivité, voire de complaisance. « Cette dérive est inacceptable », martèle-t-il, suggérant que l’absence de réaction ferme pourrait être interprétée comme une forme d’acquiescement tacite.

Une telle affirmation révèle les lignes de fracture internes qui traversent aujourd’hui le paysage politique congolais, où la question de la légitimité et de l’autonomie décisionnelle demeure centrale.

Par ailleurs, Makila Sumanda mobilise une rhétorique historique pour réhabiliter la figure de Joseph Kabila. Il rappelle qu’à « seulement 29 ans », celui-ci aurait hérité d’un État en déliquescence, pour ensuite œuvrer à sa stabilisation. Cette relecture, qui confine à une forme de réhabilitation politique, vise à contrer les narratifs externes jugés « biaisés » et à restituer au peuple congolais le monopole de l’évaluation de son histoire. « Seul le peuple congolais possède la légitimité », insiste-t-il, érigeant ainsi la souveraineté populaire en principe cardinal.

Cependant, au-delà de la défense d’un homme, c’est bien une vision du monde qui se déploie. Les sanctions sont présentées comme les symptômes d’un système international inégalitaire, où les grandes puissances s’arrogeraient le droit de « s’ériger en arbitres ». Cette posture critique, qui frôle parfois le souverainisme radical, s’inscrit dans une longue tradition de défiance vis-à-vis des ingérences occidentales en Afrique.

La répétition incantatoire du « Non » « Non à l’ingérence étrangère », « Non aux injonctions politiques » confère au discours une dimension performative, presque militante. Elle traduit une volonté de mobilisation collective face à ce qui est perçu comme une menace systémique.

En définitive, cette prise de position illustre moins un simple désaccord diplomatique qu’un affrontement de narratifs : d’un côté, une logique internationale de sanctions présentée comme régulatrice ; de l’autre, une revendication farouche d’autodétermination. Et dans cet entrelacs de discours et de rapports de force, une question demeure en suspens : « la souveraineté proclamée peut-elle réellement s’exercer dans un monde interdépendant, ou n’est-elle qu’un idéal sans cesse réaffirmé face à des contraintes inéluctables ? »

Blaise ABITA ETAMBE/CongoProfond.net

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