Connect with us

Actualité

IGF/Kongo-Central : Alingeti livre Atou au parquet !

Published

on

Les jours du gouverneur du Kongo-Central, Atou Matubwana Nkuluki, sont en danger à la tête de la province. Et pour cause ! Les conclusions des auditions et de l’enquête menées par l’Inspection générale des finances(IGF) ont ouvert un nouvel épisode de ce feuilleton.

En effet, dans une correspondance adressée au Procureur général près la Cour de cassation, l’Inspecteur général chef de service Jules Alingete présente Atou Matubwana Nkuluki comme auteur principal d’importants détournements des deniers publics au Kongo-Central.

Atou Matubwana a donc volé de caisse du Trésor Public 6.116.626.205,00 FC (francs congolais six milliards cent seize millions six cent mille deux cent cinq), équivalent de 3.058.313,1025 USD au taux actuel.

Plusieurs autres collaborateurs du gouverneur se retrouvent dans le collimateur de l’IGF et mis à la disposition de la justice. Dans le lot, il y a notamment le directeur de cabinet Nzeza Zi Ngeti Claude; le secrétaire particulier du gouverneur, Samba Tanuemino Pathy, et l’assistant du gouverneur Kheme Fuka Unzola qui ont retiré la somme de 11.356.296.500 FC auprès du comptable public principal Code 0622. Cela, sans soubassement. L’IGF fait savoir, dans une _note de l’officier de police judiciaire_, que « cet argent a pris une autre destination que les véritables destinataires qui sont les services civils, militaires et de sécurité ».

Dans les mailles de l’IGF figure également le comptable public principal Code 0622, Jean-Willy Mafuala N’Sila. Lui, a empoché, selon ses aveux reportés par le rapport d’enquête, 2.664.348.327,00 FC.

Au regard des faits établis, l’IGF émet le vœux de voir ces responsables répondre devant la justice.

Reste à savoir si le procureur général près la Cours de cassation sera en mesure de vaincre le gouverneur Atou Matubwana, un habitué des cours qui a su tourner en ridicule plusieurs prétoires et des lois. Dossier à suivre.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

Published

on

Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

Continue Reading