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Présidence de la Ceni : la Cenco et l’ECC cherchent à pousser Fatshi à la faute

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La démarche des prélats catholiques et protestants à vouloir rencontrer le Président de la République pour solliciter son arbitrage dans la désignation du Président de la CENI relève d’une absurdité absurde. Comment appeler à l’arbitrage une personne accusée publiquement, et cela sans scrupules au mépris de son rang, d’avoir fait pression, intimidé et corrompu les 6 autres confessions religieuses pour jeter leur dévolu sur son candidat Denis Kadima ?

Autrement dit, en cherchant à le rencontrer en marge de la procédure en cours à l’Assemblée nationale signifie qu’ils voudraient lui dire d’arrêter le scénario mis en place afin de s’identifier comme son commanditaire. C’est vouloir ainsi l’amener dans un piège. A la limite, c’est une insulte.

L’argument selon lequel il doit user de sa qualité de garant de la Nation ainsi qu’il l’avait fait en juillet 2020 pour le cas de Malonda, ne tient pas la route et les contextes ne sont pas les mêmes. Ce que j’avais dit sur cette page il y a une semaine en réaction de la déclaration du PPRD Shadary restant égal par ailleurs, il sied de noter que le chef de l’Etat avait agi en son temps en aval, et non en amont, de l’Assemblée nationale. C’est sur base du dossier qui lui a été présenté par Jeannine Mabunda qu’il avait pris ses responsabilités.
Autrement, il aurait enfreint le principe d’indépendance des institutions et aurait court-circuité la chambre basse. Ce qui aurait été une usurpation du pouvoir.

Dans le cas d’espèce, les prélats catholiques et protestants ne doivent pas jouer à l’obstruction. Ils doivent laisser la procédure aller jusqu’à son terme et permettre au chef de l’Etat d’apprécier une fois que le dossier lui sera transmis. En voulant mettre la charrue devant les boeufs, ils biaisent la procédure. C’est vouloir faire pression sur le chef de l’Etat afin qu’il tombe dans un guet-apens.

Le contexte n’est pas aussi le même en ce que si les gens se sont mis jadis dans la rue, c’est parce qu’il y a eu une alliance de fait contre les forces du mal, en l’occurrence le FCC bien qu’ il ait été en coalition avec le Cach.

Floué dans la démarche qui avait abouti à la désignation de Ronsard Malonda comme président de la CENI par son partenaire majoritaire à l’Assemblée nationale, ce dernier, dont l’autorité morale se trouve être le Président de la République, est venu gonfler les rangs des protestataires avec en tête les prélats catholiques et protestants. Outre ce tableau, le manque de soubassement dans le dossier transmis par Jeannine Mabunda au chef de l’Etat a donné des prétextes à ce dernier de ne pas signer l’ordonnance d’investiture. Est-ce que les prélats catholiques et protestants peuvent-ils aujourd’hui soulever la rue par rapport à la procédure en cours ? Impossible.

La configuration politique a changé avec le basculement de la majorité. La grande machine pourvoyeuse des manifestants dans la rue n’est plus avec eux.

En plus, les 6 confessions religieuses sont restées soudées derrière leur candidat contrairement en juillet 2020. Et leur candidat a plus d’atouts sur le plan intellectuel, technique et professionnel que Cyrille Ebokoto et Daniel Kawata présentés respectivement par la Cenco et l’Ecc. Si le pasteur Kawata est aussi Dr en sciences politiques, il reste cependant nain en matière électorale. Les autres valeurs avancées pour écarter Denis Kadima sont subjectives et les critères pris en compte dans la définition de l’intégrité et de l’indépendance sont superfétatoires, mieux saugrenues.

Par ailleurs, la pression exercée sur les 6 confessions religieuses, leur intimidation et leur corruption restent des allégations et constituent, à la limite, une calomnie et des imputations dommageables. Ne peut-on pas penser, à contrario, que les coups de fils à certains responsables religieux en vue de les intimider serait l’oeuvre des «mercenaires» engagés pour le besoin de la cause? Est-ce que les attaques contre la résidence du Cardinal Ambongo ne seraient-ils pas aussi leur oeuvre afin de victimiser ce dernier et arrêter la machine de sa diabolisation ? C’est du déjà vu. On peut acheter une puce, donner un coup de fil en se faisant passer pour tel ou tel autre, et la jetter par après. Elle ne coute que 500 fc. Quand les prélats catholiques et protestants disent qu’il faut quelqu’un qui a le courage de proclamer les vrais résultats, c’est de quels résultats s’agit-il ? Les résultats qu’ils vont lui dicter, ainsi que la Cenco s’était essayée pour Martin Fayulu qui avait joui d’une popularité d’emprunt ? Des résultats obtenus avec le PVT ( comptage parallèle de voix), une méthode inconnue de la CENI et non reconnue par la loi électorale! Les catholiques savent bien qu’ils n’avaient compilé que 25 % des résultats au moment de la coupure de l’Internet le 31/12/2018. De même, le centre de compilation de Lamuka, situé dans l’immeuble de Lumbi à Kintambo (entrée Macampagne ), n’avait pas traité plus de 20 % des résultats sur l’ensemble de la république. D’où il y a eu deux requêtes à la cour constitutionnelle avec 61 et 47, 5 %. Les derniers résultats viennent du laboratoire de la Cenco qui, dans le rapport de sa mission d’observation électorale, dit avoir compilé 70 % des résultats. Pourtant, sa mission d’observation électorale n’avait pas d’observateurs partout, et Lamuka etait en panne de témoins. La Cenco avance le chiffre de 38900 observateurs sur 74000 bureaux de vote, alors que la CENI, dans son document d’accréditation, donne le chiffre de 25180. Qui dit vrai entre la CENI et la Cenco ? Ce que je dis est soutenu à travers une étude contenue dans un livre à paraître d’ici fin 2021 intitulé «Élections et crises de légitimité en Rdcongo. Regard critique sur les présidentielles 2006, 2011 et 2018». C’est un livre que j’écris depuis janvier 2013, donc de façon désintéressée. Il est déjà fini et je me dois juste d’actualiser certains passages.

L’ainesse et l’ancrage sociologique des églises catholique et protestante ne veulent pas dire qu’elles sont la voie vers Dieu et leur donnent un droit de véto sur les 6 autres confessions religieuses qui sont en train de grandir.

N’ont-elles pas vendu, au travers de leurs agirs, ce droit d’ainesse ? Les autres confessions religieuses n’ont- elles pas le droit de s’organiser face à la boulimie de leurs aînées ? Et quand elles s’organisent, on leur trouve vite des poux sur la tête dépourvue du reste de cheveux : on les a intimidés, on les a influencés, on les a corrompus. Qui d’entre toutes ces confessions religieuses sont les plus corrompues ?

L’impression est telle que les prélats catholiques et protestants sont au service de certaines forces obscures auxquelles ils sont redevables. Est-ce la raison pour laquelle ils tiennent absolument à contrôler le processus électoral ?

Dans le cas contraire, ils sont prêts à mettre le pays en péril. A tout le moins, ils peuvent encadrer leurs homologues en guidant leurs pas. C’est cela aussi la sagesse des aînés, voire le consensus. Le consensus ne veut pas dire l’unanimité. C’est le ralliement, de bonne foi et en toute sportivité, voire assorti de mise en garde, de la minorité à la majorité. Il est regrettable que la déchéance puisse aussi caracteriser le milieu religieux supposé être le gardien de la moralité, le rempart de la société.

L’alliance actuelle entre les prélats catholiques et protestants est factice. Ils se sont disputés Nangaa en 2015 en remplacement de l’abbé Malumalu et les protestants l’ont emporté avec le soutien des six confessions religieuses vilipendées aujourd’hui; lesquelles entités refusent de servir continuellement de marche-pied.

Post de Moïse Musangana


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Afrique du Sud : Ramaphosa investi pour un second mandat, F. Tshisekedi présent à la cérémonie officielle à Pretoria

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réélu pour un second mandat mais sans majorité absolue pour son parti au Parlement, est investi ce mercredi 19 juin lors d’une cérémonie en grande pompe dans la capitale Pretoria.

M. Ramaphosa, 71 ans, a prêté serment à 11h00 locales (09h00 GMT) au siège du gouvernement devant le président de la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, les membres du Parlement ainsi que les rois traditionnels des différentes ethnies du pays. Depuis le début de la matinée, sous un soleil froid d’hiver austral, les invités en costumes traditionnels ou robes de soirée réchauffées d’un manteau ont commencé à arriver au compte-gouttes, accueillis par le spectacle de musiciens et danseurs locaux. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus. Les représentants des partis politiques, des syndicats, de la société civile et les chefs religieux ont également été conviés. Des représentants de l’Union africaine (UA) et des Nations unies ont aussi été invités. Parmi eux, Félix Tshisekedi, président de la RDC, arrivé à Pretoria, ce même mercredi, afin d’assister à cet événement.

Cette cérémonie formelle d’investiture a été marquée par 21 coups de canon et un survol de l’armée de l’air.

Chef d’État et président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, Cyril Ramaphosa est devenu président de la République pour la première fois après la démission de Jacob Zuma en février 2018. Il a été réélu pour cinq ans par l’Assemblée nationale la semaine dernière, après des élections législatives le 29 mai qui se sont soldées par un revers cuisant pour l’ANC.

« Union nationale »

Sanctionné dans les urnes dans un climat de pauvreté croissante, de chômage endémique et d’affaires de corruption, le parti historique a perdu pour la première fois sa majorité absolue au Parlement en tombant sous la barre des 50% des voix. Il ne détient plus que 159 des 400 sièges de députés, lesquels élisent le président.

Cyril Ramaphosa a été réélu mais devra diriger un gouvernement de coalition inédit en trente ans de démocratie et partager le pouvoir avec une partie de l’opposition. Les tractations en vue de la formation du prochain gouvernement sont encore en cours et les spéculations vont bon train sur les portefeuilles qui devront être cédés par l’ANC.

La première formation politique d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), parti libéral encore largement perçu comme blanc et détenant 87 sièges à l’Assemblée, a répondu à l’appel de M. Ramaphosa de former un « gouvernement d’union nationale ». Tout comme le parti nationaliste zoulou Inkatha Freedom Party (IFP), qui a décroché 17 postes de députés, et deux autres petits partis. Les radicaux de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du turbulent Julius Malema et le parti uMkhonto weSizwe (MK) de l’ex-président devenu inéligible Jacob Zuma se sont de leur côté rapprochés ces derniers jours, promettant chacun d'”écraser” l’alliance gouvernementale « dirigée par des blancs ». Le MK a indiqué dans un communiqué que ses députés élus n’assisteront pas à « la cérémonie d’investiture grotesque de Cyril Ramaphosa », le qualifiant de « marionnette » aux mains de la DA.

Rappelons que plusieurs chefs d’État africains sont également invités à prendre part à cet événement grandiose du peuple sud-africain.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET


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