Connect with us

Actualité

Héritier Watanabe auditionné par la justice autour de la danse « Magoda »

Published

on

 

Le chanteur congolais Héritier Kabeya, plus connu sous le nom d’Héritier Watanabe, a été entendu mercredi 23 juillet par le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Cette audition intervient dans un contexte de controverse autour de la danse « Magoda », popularisée à travers son dernier succès musical Zala.

Selon plusieurs sources concordantes, l’artiste a été interpellé à son domicile dans la commune de Ngaliema (quartier Basoko) par une équipe de 14 agents de la police judiciaire, avant d’être conduit au parquet en vue d’y être entendu par un magistrat. Toutefois, son chargé de communication, Dady Mula, a nuancé cette version en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une arrestation mais d’une comparution volontaire : « L’artiste n’a pas été arrêté. Il répond à une invitation reçue alors qu’il se trouvait à l’étranger », a-t-il précisé.

Au cœur de cette affaire se trouve la danse « Magoda », qui accompagne la chanson Zala et qui a suscité une large polémique. Jugée attentatoire aux bonnes mœurs, cette danse est interdite de diffusion à la télévision congolaise, conformément à une directive du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). L’artiste aurait d’ailleurs déjà été interpellé à plusieurs reprises par la Commission de censure à ce sujet.

Assisté par ses avocats, dont Me Patrick Yala, Héritier Watanabe a été auditionné dans le calme. La justice devra désormais déterminer s’il y a eu infraction aux règles en vigueur concernant les productions artistiques et leur diffusion.

dorcas Ntumba

Actualité

Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

Published

on

Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

Continue Reading