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Rwanda sous surveillance : Washington déconseille les voyages dans les zones frontalières avec la RDC

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Le Département d’État américain a placé le Rwanda sous un avis de voyage de niveau 2, recommandant à ses ressortissants de faire preuve d’une vigilance accrue lors de leurs déplacements.

Cette décision intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par la détérioration continue de la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans sa note officielle, le Département d’État indique que les affrontements fréquents entre groupes armés, individus armés et forces militaires en RDC font planer un risque de débordement vers certaines zones du territoire rwandais, notamment les districts frontaliers de Rusizi et Rubavu, situés en face des provinces congolaises du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.

En conséquence, ces deux localités ont été placées sous niveau 4 (Ne pas voyager), soit le niveau d’alerte le plus élevé selon la classification américaine. Ces zones frontalières, en interaction directe avec les foyers de tension à l’est de la RDC, sont jugées particulièrement vulnérables à une escalade militaire ou à des incidents transfrontaliers, selon les autorités américaines.

Des experts en sécurité interrogés par les médias estiment que cette mise à jour reflète l’inquiétude croissante des puissances occidentales face à une instabilité régionale persistante, dans laquelle le Rwanda est régulièrement accusé par Kinshasa et par plusieurs rapports des Nations Unies de soutenir le groupe armé M23 actif en RDC.

Le Rwanda, qui s’était imposé ces dernières années comme une destination touristique montante sur le continent africain, voit aujourd’hui cette image écornée. Malgré la stabilité apparente de Kigali et l’attrait de sites emblématiques comme le parc national des Volcans, les autorités américaines recommandent désormais d’éviter les déplacements non essentiels vers les zones proches de la frontière congolaise.

Pour rappel, le tourisme représente environ 10 % du PIB du Rwanda, selon la Banque mondiale. Une telle alerte, même localisée, pourrait affecter les arrivées internationales et porter un coup à l’économie du pays.

Claudine N. I./CONGOPROFOND.NET 

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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