Provinces
Haut-Uélé : l’ACEDH réagit à la libération de deux activistes détenus arbitrairement
L’Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’Homme (ACEDH) a réagi avec vigueur après la libération de deux défenseurs de la société civile, arrêtés et détenus de manière abusive par l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Isiro, dans la province du Haut-Uélé.
En effet, après 58 jours d’incarcération arbitraire, Espoir Sadiki Shemukobya et Da Silva Kisuba Muhima, militants climatiques et fonciers, ont recouvré la liberté. Espoir Sadiki a été relâché dans la nuit du 28 au 29 août 2025, dans des conditions jugées opaques : une libération silencieuse, sans aucun document officiel, avec seulement la restitution de son téléphone à son conseil, tandis que ses pièces d’identité seraient encore retenues à Watsa.
L’ACEDH salue le courage de ces militants ainsi que la mobilisation des acteurs de la société civile qui ont contribué à cette issue. Toutefois, l’organisation dénonce une détention « hautement illégale » et rappelle que l’État congolais porte une grande responsabilité dans ces violations flagrantes des droits fondamentaux. Elle exige que justice soit rendue et que les défenseurs des droits humains et de l’environnement puissent exercer leur mission sans intimidation ni répression.
Désiré Rex Owamba
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
