Provinces
L’UJC du diocèse de Butembo-Beni clôture son assemblée générale
L’Union de la jeunesse catholique (UJC) du diocèse de Butembo-Beni a clôturé, samedi 30 août 2025, son assemblée générale organisée dans la salle Pie X de la Croisade eucharistique. La cérémonie de clôture a été marquée par une célébration eucharistique présidée par l’évêque du diocèse, Mgr Paluku Sikuli Melchisédeck, qui a exhorté les jeunes catholiques à faire rayonner l’UJC dans leurs paroisses respectives.
Pendant trois jours, les participants venus de tous les doyennés du diocèse ont échangé autour de plusieurs thèmes liés à la jeunesse, notamment la consommation excessive d’alcool, la menace des fausses doctrines religieuses, l’entrepreneuriat et l’engagement des jeunes dans la restauration de la paix dans cette partie du pays.
« Nous avons voulu sensibiliser les jeunes pour éradiquer la consommation abusive de boissons alcoolisées. Nous avons aussi insisté sur leur rôle dans la pacification du pays, en devenant des artisans de paix. Enfin, nous avons mis en garde contre certains mouvements qui combattent l’Église et rappelé l’importance de rester fidèles à son enseignement », a déclaré Mandela Kaputu, coordonnateur diocésain sortant de l’UJC.
Les assises ont également été marquées par l’élection d’un nouveau coordonnateur diocésain. Les délégués ont porté leur choix sur M. Nelson Katende, du doyenné cathédrale, pour succéder à Mandela Kaputu.
Par ailleurs, les jeunes ont réaffirmé leur engagement à relever un défi majeur : l’achèvement de leur grand bâtiment en chantier, destiné à abriter les bureaux et autres services de l’UJC diocésaine.
L’assemblée générale, qui s’est tenue du mercredi 27 au samedi 30 août, s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités et de consolidation de l’unité des jeunes catholiques de Butembo-Beni.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
