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Haut-Katanga : Guerre sans pitié, dans les Réseaux Sociaux, entre potentiels candidats de l’Union Sacrée, pour le contrôle du gouvernorat
Alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante ( CENI) prolonge, à deux semaines encore, l’opération de dépôt et traitement des candidatures pour le scrutin des gouverneurs et vice-gouverneurs, il s’observe une guerre féroce entre les potentiels candidats du Haut-Katanga pour l’accession à la plus haute fonction provinciale.
Initialement prévue le vendredi 16 février dernier, la clôture de cette opération interviendra le 01 mars 2024.
Dans la province du Haut-Katanga, aucune candidature n’est encore enregistrée par le secrétariat provincial de la CENI Haut-Katanga.
Il s’observe seulement une véritable bataille sur les Réseaux Sociaux entre les partisans des potentiels candidats qui se tirent à boulets rouges entre eux. Certains s’adonnent à la campagne de déclarations par les structures et les mouvements socioculturels, y compris les partis politiques dont les membres n’emettent pas sur une même longueur d’ondes sur le choix.
Les protagonistes de cette bataille sont tous de l’Union Sacrée, tandis que l’opposition reste spectatrice, pourtant détentrice de 9 sièges au nom de Ensemble pour la République.
En attendant le mot d’ordre qui viendra certainement de Kinshasa, les potentiels candidats se dévoilent seulement à travers les Réseaux Sociaux, via leurs proches.
Les noms de plusieurs candidats existent sur la toile pour prendre le gouvernorat de la province du Haut Katanga. Il s’agit de :
– Jacques Kyabula Katwe candidat en sa propre succession, élu député provincial dans la circonscription Électorale de Lubumbashi au nom de sa formation politique ARDEV-A qui dispose 8 députés provinciaux.
– Jean Claude Kamfwa Kimimba : actuel vice-gouverneur du Haut-Katanga candidat malheureux aux législatives nationales et provinciales. L’homme compte sur son Adhésion à l’UDPS/TSHISEKEDI pour avoir le soutien du parti au pouvoir ;
-CHEMBO NKONDE Serge : reélu député national et provincial dans la circonscription électorale de Sakania. L’ancien ministre des Sports mise sur l’approche avec les député provinciaux ;
– KAZEMBE SHULA Martin : Actuel Maire de la ville de Lubumbashi, élu député provincial pour le compte de l’UDPS/TSHISEKEDI dans la circonscription électorale de Sakania. l’homme compte sur le soutien de l’UDPS;
– KILESHE SEKWE Mireille : Bourgmestre de la commune de Kampemba ville de Lubumbashi, elle est une combattante de l’UDPS/TSHISEKEDI. Elle plaide sur le soutien de sa formation politique en faveur des femmes ;
– KAFWIMBI Patrick : combattant de l’UDPS/TSHISEKEDI qui compte plus sur le soutien de la hiérarchie de l’UDPS ;
L’Assemblée Provinciale qui compte pour le moment 44 députés provinciaux, en attendant la cooptation de 4 chefs coutumiers, aura une tâche ardue de choisir le nouveau locataire de l’avenue Kasa-Vubu.
JOSÉPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
