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Diplomatie

Harare : Le Sommet extraordinaire de la SADC condamne l’invasion de Goma par les RDF/M23

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Le Président Félix Tshisekedi a pris part, ce vendredi par visioconférence, à la réunion extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui s’est tenue à Harare, au Zimbabwe, sur la situation sécuritaire dans la province congolaise du Nord-Kivu envahie par l’armée rwandaise.

Le Président de la République et son homologue zambien Hakainde Hichilema, ainsi que des représentants d’autres Chefs d’État et de gouvernement membres de la SADC ont pris part à cette importante rencontre.

Le Président Félix Tshisekedi a présenté la situation marquée par l’invasion de Goma par les troupes rwandaises, la forte détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire, les violations des droits humains et les massacres de nombreux innocents ainsi que la profanation des corps sans vie au risque propager une épidémie de choléra.

Le Chef de l’État a demandé le renforcement de la SAMIDRC et il a exigé le retrait immédiat et sans conditions des troupes rwandaises du territoire congolais afin de mettre en place un plan de contingence humanitaire dans la ville.

Les autres participants ont tous condamné les attaques des RDF/M23 et ils ont préconisé la tenue immédiate d’un sommet SADC-EAC afin de réfléchir sur la manière de trouver une solution efficace à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Actualité

A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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