Politique
Guy Loando Mboyo : L’inutilité érigée en art de gouverner
Dans le vaste paysage politique de la RD Congo, où l’aménagement du territoire devrait être une priorité cruciale, la présence de Guy Loando Mboyo à la tête du ministère de l’Aménagement du Territoire s’apparente à une farce tragique. Alors que le pays a besoin de visionnaires capables de transformer ses défis en opportunités, nous nous retrouvons face à un homme dont l’absence d’initiatives est presque aussi remarquée que son omniprésence au sein du gouvernement.
Guy Loando Mboyo, avec son air impassible et ses discours creux, semble avoir fait du non-travail sa spécialité. Les promesses d’aménagement, les projets de développement urbain ou rural, tout cela est relégué au rang de vains mots. Au lieu de bousculer les vieilles habitudes et de faire bouger les lignes, il se contente de naviguer dans les eaux stagnantes de l’inefficacité.
Les Congolais, qui espèrent un avenir meilleur, sont laissés sur leur faim, se demandant ce que cet homme a réellement accompli depuis son arrivée à la tête d’un ministère pourtant vital. Sa longévité au sein de l’exécutif national est un mystère qui mérite d’être élucidé. Comment un individu peut-il rester si longtemps à un poste aussi stratégique sans que ses actions n’aient un impact tangible sur la vie des citoyens ?
Cela soulève des questions sur la qualité du leadership et sur les critères de sélection de ceux qui dirigent notre pays. Est-ce que la loyauté prime sur la compétence ? La réponse semble tristement évidente. L’inefficacité de Guy Loando Mboyo ne se limite pas à un simple manque d’initiatives. Elle se manifeste également par une incapacité à mobiliser les ressources nécessaires pour faire avancer les projets d’aménagement.
Les fonds qui pourraient être investis dans des infrastructures essentielles restent bloqués dans un limbo bureaucratique, tandis que les Congolais continuent de vivre dans des conditions précaires. Guy Loando Mboyo est devenu le symbole d’une gestion désastreuse et d’un manque de vision. C’est un bateau sans capitaine qui ne trouve jamais le port. Il n’est ni un leader efficace encore moins un visionnaire.
Et pourtant, ces qualités sont essentielles voire vitales pour guider un pays vers le développement et le progrès. Dans le cas de Guy Loando Mboyo, son absence d’initiatives et de direction semble mener à une stagnation plutôt qu’à un avancement. C’est un navire sans timonier qui ne parvient jamais à un quelconque rivage, un avion sans pilote, un drone sans guide.
Son ministère, qui aurait dû être un moteur de développement, est devenu une illustration parfaite de l’inutilité au sommet de l’État. Il est grand temps que les décideurs prennent conscience de cette réalité et questionnent la place de ceux qui, comme lui, semblent se complaire dans l’inaction. La RDC mérite mieux que des figures politiques qui, par leur inertie, freinent son élan vers le progrès.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
