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Prêtres ou politiciens en robes en RDC ? Mgr Donatien Nshole tacle vigoureusement Jean-Pierre Bemba
Dans une interview accordée à Top Congo FM, le week-end dernier, le porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo ( CENCO), Mgr Donatien Nshole, a, à plusieurs reprises, relevé des propos mensongers de la part du vice-premier ministre des Transports et Voies de communication, Jean-Pierre Bemba, prononcés lors de sa dernière sortie médiatique.

Traités de « politiciens en robes », le prêtre répond : » L’Église ne peut pas se faire là où la population souffre !« . Pour lui, « si le pays est bien gouverné, si les gens sont traités dignement, on ne verra jamais l’Église s’intéresser aux questions politiques« .

« Je lui ai rendu visite en prison à la CPI ( La Haye) comme pasteur. Si c’était comme politicien (en robe), je me serai amené avec des caméras, j’en ferrai de la publicité. S’il ne reconnaît pas avoir reçu la visite ni le soutien de l’Eglise durant son séjour à la prison, donc il a menti ! », a répliqué le prélat catholique qui cite comme “témoin, la ministre Eve Bazaïba”.
“Je peux même vous décrire sa cellule et compter le nombre de barrières traversées. S’il ne reconnaît pas ça, alors il y a quelque chose qui ne va pas”, estime Mgr Donatien Nshole
Face à cette même ingratitude, Mgr Nshole, n’arrive pas à s’expliquer comment JP Bemba affirme n’avoir jamais reçu la visite de l’Eglise. » Je ne comprends pas qu’il dise cela », a-t-il conclu à ce sujet.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
