Justice
Guillaume Ngefa Atondoko Andali : le gardien de l’éthique congolaise
“Dans une lettre cinglante, le Ministre de la Justice enjoint des poursuites contre des agents du Ministère des Finances, plaçant l’intégrité au cœur de l’action publique”.
Dans un geste fort et hautement symbolique, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a adressé une injonction sans équivoque au Procureur Général près la Cour de Cassation. L’objet : l’ouverture immédiate d’une action publique pour corruption et concussion contre des membres du Cabinet du Ministère des Finances.
Cet acte courageux, documenté sous la référence N/R : 2029/LLW 932, envoie un message clair à toute l’administration congolaise : l’ère de l’impunité et des pratiques véreuses est révolue. Le cœur du scandale dénoncé par le Ministre est d’une gravité extrême. Alors que des avocats de la République peinent à recouvrer les honoraires légitimement dus par l’État pour leurs services, des individus se réclamant du circuit financier du Ministère des Finances, notamment Messieurs Trésor Kiala et Yannick Isasi, auraient imposé un racket organisé.

Leur méthode ? Exiger un pot-de-vin de 15% sur les montants globaux avant tout déblocage de paiement, en dépit de directives présidentielles explicites. Face à cette entrave caractérisée à la justice et cette perversion des institutions, Me Guillaume Ngefa n’a pas choisi la voie discrète des notes internes ou des compromis. Il a utilisé l’arme puissante de la transparence et de la procédure légale, enjoignant directement la plus haute autorité pénale du pays d’agir. En invoquant l’article 70 de la loi organique sur l’organisation judiciaire, il replace le droit au centre de l’action gouvernementale.
Cet acte n’est pas isolé. Il consolide l’image d’un Ministre intègre, déterminé à assainir la fonction publique et à restaurer la crédibilité de l’État de droit en République Démocratique du Congo. Dans un environnement souvent marqué par la tolérance aux réseaux d’influence, Me Ngefa Atondoko Andal incarne une ligne de conduite inflexible : celle où le service public ne peut être détourné au profit d’intérêts privés et prédateurs.
Son courrier, copié aux plus hautes autorités de l’État (la Présidence, la Primature), est une démonstration de courage politique et de redevabilité. Il montre qu’aucun poste, aussi sensible soit-il, ne peut protéger ceux qui tentent de faire commerce de leur fonction et de ternir l’image de l’administration congolaise, déjà éprouvée par des décennies de mauvaise gouvernance. Le message est on ne peut plus clair pour les « agents véreux » qui prospèrent dans l’ombre : leur temps est compté.
La volonté affichée est de découvrir l’ensemble du réseau impliqué, promettant une traque sans relâche contre les pratiques de corruption. Cette démarche du Ministre de la Justice est une lueur d’espoir pour tous les Congolais épris de justice et pour les partenaires de la RDC. Elle prouve qu’il existe au sein des institutions des hommes et des femmes déterminés à placer l’éthique et la moralité au cœur de la reconstruction nationale. En nettoyant les écuries d’Augias de la corruption administrative, Me Guillaume Ngefa pose les bases indispensables à une justice indépendante, respectée et capable de servir le citoyen, et non des intérêts occultes.
En ce début d’année 2026, l’action de Guillaume Ngefa Atondoko Andali sonne comme un rappel à l’ordre salutaire et un motif d’espérance. Elle démontre que le rétablissement de la justice en RDC passe nécessairement par le courage de nommer les torts, de poursuivre les coupables, sans distinction de rang ou d’appartenance administrative. Un exemple à suivre, pour que la vertu retrouve enfin sa place dans la gestion de la chose publique congolaise.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Nord-Kivu II : 56.374 élèves, dont 31.780 filles, affrontent le TENASOSP 2026
Le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) a été officiellement lancé ce jeudi 11 juin 2026 à Butembo, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II. La cérémonie s’est déroulée à l’Institut Kavaghendi, situé dans la commune de Vulamba, sous la présidence du maire de la ville, en présence des autorités politico-administratives et éducatives, des partenaires du secteur de l’éducation ainsi que des élèves de huitième année concernés par cette épreuve certificative.

Dans son intervention, Katembo Katomeko Arnold, représentant de l’Inspecteur principal provincial du Nord-Kivu II, a annoncé que 56 374 candidats, dont 31 780 filles, sont attendus dans 196 centres de passation à travers la province éducationnelle.
« Aujourd’hui, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II, nous avons 56 374 candidats attendus, dont 31 780 filles, répartis dans 196 centres de passation », a-t-il déclaré.
Procédant au lancement officiel des épreuves, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a appelé l’ensemble des parties prenantes au strict respect des mesures barrières, en raison de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la ville et ses environs. Il a également invité les candidats à faire preuve de sérénité et de confiance.
« J’exhorte chacun au respect des mesures barrières contre la propagation de la maladie à virus Ebola qui connaît une résurgence à Butembo et dans les environs. J’appelle également les récipiendaires à rester sereins, à ne pas paniquer, mais à garder leur sang-froid. Avec la foi en Dieu, nous sommes convaincus que vous réussirez », a déclaré l’autorité urbaine.
Le TENASOSP est une épreuve certificative destinée aux élèves de la huitième année de l’enseignement de base. Il vise à évaluer leurs acquis et à les orienter vers les différentes filières de l’enseignement secondaire.
Les statistiques des quatre précédentes éditions témoignent de l’évolution de cette épreuve dans le Nord-Kivu II. Lors de la session 2021-2022, sur 46 194 candidats inscrits, 39 099 ont participé et 33 082 ont réussi, soit un taux de réussite de 85 %. En 2022-2023, 49 887 candidats étaient attendus, 44 244 ont pris part aux épreuves et 34 064 ont été déclarés admis, soit 77 %. La session 2023-2024 a enregistré 57 567 inscrits, dont 51 037 participants et 42 209 lauréats, représentant un taux de réussite de 83 %. Enfin, en 2024-2025, sur 52 151 candidats, 48 538 ont effectivement participé et 34 486 ont réussi, soit un taux de réussite de 71 %.
La session 2026 du TENASOSP se déroule sur deux jours, du 11 au 12 juin. La première journée est consacrée aux mathématiques, aux sciences de la vie et de la Terre, aux sciences physiques et technologiques, ainsi qu’aux technologies de l’information et de la communication. La seconde journée est réservée aux langues et aux sciences de l’univers social.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
