Justice
Affaire Ilemo Mosenzo : le ministère des Droits humains rompt le silence et assure le suivi du dossier
Comme un éclair dans le ciel pesant de la justice congolaise, l’affaire Ilemo Mosenzo s’est imposée au cœur du débat national. Depuis la diffusion, le 20 décembre 2025, d’une vidéo devenue virale — un visage émacié, une voix brisée, un récit qui glace — l’opinion publique s’est embrasée. Interpellé par l’émotion collective, le ministère des Droits humains est finalement sorti de sa réserve.
Dans un communiqué publié ce vendredi sur son compte X, l’institution affirme suivre de près ce dossier qui a secoué la toile et réveillé les consciences. Le ministère rappelle, avec insistance, l’attachement du gouvernement au respect scrupuleux des droits fondamentaux : présomption d’innocence, primauté de la liberté, et refus catégorique de toute forme de détention arbitraire.
« Toute privation de liberté qui ne répond pas aux exigences de la loi constitue une violation grave des droits humains », martèle le communiqué, comme pour opposer la Constitution aux dérives des pratiques de terrain.
Cette déclaration intervient après la diffusion d’images troublantes montrant Ilemo Mosenzo dans un état de dénutrition avancée, le regard perdu mais la mémoire intacte.
Dans la vidéo, l’homme raconte avoir passé cinq mois enfermé dans un cachot, sans être présenté au magistrat, sans audition, sans procédure claire. Son calvaire aurait commencé après un incident anodin : une altercation entre son tricycle et l’escorte d’un général dont l’identité demeure mystérieuse.
Entre les lignes, une question obsédante plane :
Comment un simple accrochage routier peut-il conduire à cinq mois d’oubli carcéral ?
L’affaire, désormais portée à la lumière publique, met une nouvelle fois à l’épreuve l’engagement du pays en matière des droits humains. Le ministère promet de faire toute la lumière sur ce dossier devenu symbole — symbole d’un combat toujours recommencé entre l’État de droit et les zones d’ombre qui persistent.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Actualité
Nord-Kivu II : 56.374 élèves, dont 31.780 filles, affrontent le TENASOSP 2026
Le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) a été officiellement lancé ce jeudi 11 juin 2026 à Butembo, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II. La cérémonie s’est déroulée à l’Institut Kavaghendi, situé dans la commune de Vulamba, sous la présidence du maire de la ville, en présence des autorités politico-administratives et éducatives, des partenaires du secteur de l’éducation ainsi que des élèves de huitième année concernés par cette épreuve certificative.

Dans son intervention, Katembo Katomeko Arnold, représentant de l’Inspecteur principal provincial du Nord-Kivu II, a annoncé que 56 374 candidats, dont 31 780 filles, sont attendus dans 196 centres de passation à travers la province éducationnelle.
« Aujourd’hui, dans la province éducationnelle du Nord-Kivu II, nous avons 56 374 candidats attendus, dont 31 780 filles, répartis dans 196 centres de passation », a-t-il déclaré.
Procédant au lancement officiel des épreuves, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a appelé l’ensemble des parties prenantes au strict respect des mesures barrières, en raison de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la ville et ses environs. Il a également invité les candidats à faire preuve de sérénité et de confiance.
« J’exhorte chacun au respect des mesures barrières contre la propagation de la maladie à virus Ebola qui connaît une résurgence à Butembo et dans les environs. J’appelle également les récipiendaires à rester sereins, à ne pas paniquer, mais à garder leur sang-froid. Avec la foi en Dieu, nous sommes convaincus que vous réussirez », a déclaré l’autorité urbaine.
Le TENASOSP est une épreuve certificative destinée aux élèves de la huitième année de l’enseignement de base. Il vise à évaluer leurs acquis et à les orienter vers les différentes filières de l’enseignement secondaire.
Les statistiques des quatre précédentes éditions témoignent de l’évolution de cette épreuve dans le Nord-Kivu II. Lors de la session 2021-2022, sur 46 194 candidats inscrits, 39 099 ont participé et 33 082 ont réussi, soit un taux de réussite de 85 %. En 2022-2023, 49 887 candidats étaient attendus, 44 244 ont pris part aux épreuves et 34 064 ont été déclarés admis, soit 77 %. La session 2023-2024 a enregistré 57 567 inscrits, dont 51 037 participants et 42 209 lauréats, représentant un taux de réussite de 83 %. Enfin, en 2024-2025, sur 52 151 candidats, 48 538 ont effectivement participé et 34 486 ont réussi, soit un taux de réussite de 71 %.
La session 2026 du TENASOSP se déroule sur deux jours, du 11 au 12 juin. La première journée est consacrée aux mathématiques, aux sciences de la vie et de la Terre, aux sciences physiques et technologiques, ainsi qu’aux technologies de l’information et de la communication. La seconde journée est réservée aux langues et aux sciences de l’univers social.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
