Sécurité
Guerre du M23 : les FARDC réfutent toute association avec les FDLR
Dans une déclaration officielle signée par le sous-Lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Front-Nord, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont clarifié leur position face aux récents affrontements survenus dans le territoire de Lubero.
Les FARDC accusent les rebelles RDF/M23 de mener une campagne d’intimidation visant à semer la panique au sein de la population. Ces derniers avaient notamment annoncé leur ambition de s’emparer d’Alimbongo avant le 7 décembre et de Butembo avant la rencontre prévue entre les présidents congolais et rwandais à Luanda, le 15 décembre 2024. Ces menaces ont été suivies d’une offensive lancée le 1er décembre sur la position des FARDC à Utwe.
Face à cette attaque, les FARDC ont rapidement déployé toutes leurs capacités de défense pour riposter avec détermination. Le Commandement des Opérations Front-Nord a salué la bravoure des soldats sur le terrain, tout en condamnant fermement les actes de torture infligés par les rebelles RDF/M23 aux militaires capturés, dans le but de les contraindre à diffuser de fausses informations.
Dans ce communiqué, les FARDC ont également réfuté avec force les allégations de collaboration avec des groupes armés tels que les FDLR. « Les FARDC n’ont pas besoin des FDLR pour défendre leur pays », a déclaré le porte-parole.
Les forces armées ont réaffirmé leur engagement indéfectible à protéger l’intégrité du territoire congolais, même au prix du sacrifice suprême.
Cette mise au point intervient dans un climat de tensions croissantes, alors que les FARDC poursuivent leurs efforts pour repousser les offensives ennemies et restaurer la sécurité dans les zones affectées par le conflit.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
